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Grand Déblocage : le PQ dévoile son plan pour l'Est de Montréal

Le député de Rosemont et chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée.

Le député de Rosemont et chef du Parti Québécois, Jean-François Lisée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, espère « augmenter la fluidité à l'intérieur même de l'Est » de Montréal dans le cadre de son projet baptisé « le Grand Déblocage ».

Un texte de Rania Massoud

Dans une conférence de presse tenue lundi à Montréal aux côtés la députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger, M. Lisée, qui est député de Rosemont, a dénoncé le « retard inexcusable du gouvernement libéral » en matière de transports à l’intérieur de l’est de l’île.

« Il faut arrêter que l’Est de Montréal soit toujours à la fin de la liste des priorités », a dit le chef du PQ, dénonçant le fait qu'il n'est pas prévu que le projet de Réseau express métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) desserve ce secteur de la ville.

L’Est de Montréal est comme l’enfant mal aimé du gouvernement libéral depuis des années. C’est l’enfant abandonné du REM, qui ne se préoccupe pas du tout de l’Est de Montréal.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Dans son plan, M. Lisée propose la mise en service d’un tramway qui relierait le métro d’Anjou au métro Radisson avant de se rendre jusqu’à la pointe de l’île pour faire une jonction avec le train de l’Est, dont le PQ espère de plus augmenter la fréquence.

« On propose aussi, sur Saint-Jean-Baptiste, des autobus rapides pour faire le lien entre le tram de l’Est, le train de l’Est et les deux rives », a ajouté M. Lisée. Le PQ étudie également le projet de navette fluviale, proposé depuis la fin des années 1990, a-t-il rappelé.

Le PQ avait déjà annoncé la semaine dernière sa volonté de prolonger le train de l’Est jusqu’à Joliette, la ligne Vaudreuil-Dorion jusqu’à Coteau-du-Lac, la ligne de Saint-Hilaire jusqu'à Saint-Hyacinthe et la ligne de Candiac jusqu'à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Avec son plan, le PQ veut « augmenter la fluidité à l’intérieur même de l’Est », a dit M. Lisée. D'après lui, les gens qui prennent les transports en commun pour se déplacer dans l’Est de Montréal doivent compter plus d’une heure, alors que le même trajet prend 10 minutes en voiture.

« L’ère des projets de mobilité »

Dimanche, La Presse canadienne a fait état d'un sentiment de mécontentement au sein des grandes villes de banlieue devant le REM. Une source confidentielle proche du dossier a dénoncé avec véhémence l'entente qui a été conclue entre le REM et l'Agence régionale de transport métropolitain (ARTM), critiquant le mécanisme de tarification imposé par la Caisse et mettant en garde contre l'explosion des coûts à long terme, au détriment des contribuables.

Jeudi, La Presse rapportait de son côté que les villes de Longueuil et de Laval avaient voté contre l'entente sur le REM, cette semaine, à la réunion de l'ARTM.

Le premier ministre Philippe Couillard a minimisé lundi l'objection des banlieues au projet de REM tel que libellé.

Il a promis de « faire avancer tous les grands projets de mobilité », défendant une nouvelle fois le REM. « Ce sera l’un des thèmes principaux de notre campagne électorale », a-t-il souligné.

Les prochaines années sont l’ère des projets de mobilité.

Philippe Couillard, premier ministre

Le REM est un projet de train de banlieue de 6,3 milliards de dollars mené par la Caisse de dépôt et placement du Québec, mais également financé par les gouvernements fédéral et provincial et Hydro-Québec.

Il comprend une grande ligne qui va de la Deux-Montagnes, au nord, à Brossard, au sud, en passant par l'île de Montréal, ainsi que deux segments vers l'ouest de l'île, pour un total de 26 stations. Les travaux doivent commencer en avril et se terminer en 2021.

Le PQ a proposé la semaine dernière l'abandon du REM pour réorienter l'argent vers la mise sur pied d'un vaste réseau d'autobus rapides et de tramways, et vers une bonification majeure des services de trains de banlieue pour desservir l'ensemble de la grande région métropolitaine.

Évalué à un peu plus de 7 milliards de dollars, le plan du PQ prévoit neuf circuits de bus rapide dans l'est et l'ouest de Montréal, sur la Rive-Sud et sur la Rive-Nord, cinq lignes de tramways électriques, dont quatre sur l'île, desservant le secteur de l'hippodrome, l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, l'est de Montréal jusqu'à son extrémité et le boulevard Saint-Laurent.

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