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La chef du Bloc québécois soumise à un vote de confiance en juin

Les précisions de Daniel Thibeault
Radio-Canada

Le Bloc québécois, qui nage en eaux troubles depuis la démission à la fin février de sept de ses dix députés, offre à ses militants la possibilité de se prononcer quant au leadership de Martine Ouellet les 1er et 2 juin.

Seuls les membres du parti au 24 mars, soit le jour de la dernière réunion du bureau national, pourront voter.

Le vote de confiance et la question référendaire sur la mission du Bloc québécois vont se dérouler conjointement.

Le bureau national suggère une question précise pour le vote de confiance : « Acceptez-vous de renouveler votre confiance envers Martine Ouellet, chef du Bloc québécois? »

Plus longue, la question référendaire demande aux membres s'ils veulent, oui ou non, que le Bloc québécois mette la promotion de l'indépendance au coeur de ses actions quotidiennes.

Question référendaire

Le Bloc québécois doit-il, dans ses actions quotidiennes, et non pas seulement en théorie, être le promoteur de l’option indépendantiste en utilisant chaque tribune et chaque occasion pour démontrer la nécessité de l’indépendance du Québec, tant avec les militants et les citoyens qu’avec les médias et au Parlement d’Ottawa, d’ici l’indépendance, tel qu’indiqué à l’article 1 du programme du Bloc? Oui ou non.

Une fois que nous allons nous entendre sur le rôle du Bloc québécois, le reste va être beaucoup plus facile!

Martine Ouellet

Les 20 000 membres du parti pourraient donc être appelés à se prononcer au début du mois de juin par téléphone ou par Internet. Le résultat sera ensuite dévoilé le 3 juin.

Le bureau national confirme que le seuil de 50 % plus un vote, déjà évoqué par Martine Ouellet, sera suffisant pour le référendum et le vote de confiance.

Si à 50 % plus un [vote] nous pouvons créer un nouveau pays, à 50 % plus un nous pouvons confirmer le vote de confiance d’une chef de parti.

Martine Ouellet

Le parti espère que ce vote mettra fin à la crise dans laquelle il est plongé depuis un mois.

Absence remarquée

Mario Beaulieu, allié indéfectible de Martine Ouellet depuis la première heure et président du parti, brillait par son absence lundi.

Questionnée par les journalistes à ce sujet, Mme Ouellet est restée évasive.

« On s’est parlé ce matin, Mario et moi. Il ne souhaite pas commenter ces différentes démarches-là, parce que comme président du parti, il souhaite pouvoir garder une petite distance pour pouvoir bien représenter les membres. »

Mme Ouellet a refusé de répondre à la question concernant la demande de démission qui aurait été formulée par M. Beaulieu vendredi.

« Les discussions du bureau sont confidentielles », a-t-elle déclaré lors d'une entrevue accordée à l'émission Midi Info, sur les ondes d'ICI PREMIÈRE.

Questionnée sur les divisions au sein de la direction du parti, la chef a répondu que la réunion du bureau national tenue samedi a été « très constructive » et que le « bureau appuie la démarche en place ».

Mario Beaulieu avait refusé, jeudi, de réitérer clairement sa confiance envers la chef du parti.

Avec les informations de La Presse canadienne

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