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La saison estivale, un casse-tête pour le CISSS-AT

Des infirmières marchent dans un couloir d'hôpital.
Le CISSS est en préparation pour prévoir les congés estivaux de ses 6000 employés Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La saison estivale sera un important casse-tête pour le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS) qui se lance dans la préparation des congés d'été de ses 6 000 salariés.

Les vacances devront être prises dans une période de pénurie de main-d'œuvre, ce qui rend la tâche difficile.

Afin d'éviter les découvertures de services aux quatre coins de la région, l'organisation négocie présentement des « ententes estivales » avec les différents syndicats, explique la directrice des ressources humaines, Isabelle Benoit.

On travaille très fort à s'assurer qu'il n'y a pas de découverture, jamais.

Isabelle Benoit.

« En fait, on est une organisation qui a du service 24h sur 24h et 7 jours sur 7. Donc on n'a pas le choix de s'assurer que les services à la population soient disponibles, dit-elle. Vraiment, il y a des secteurs comme vous dites où on n'a pas le choix, les gens se présentent à l'urgence, ils doivent pouvoir se présenter à l'urgence alors on met nos actions en priorité sur ces secteurs-là. »

Le président-directeur général du CISSS-AT est satisfait de la collaboration des syndicats dans la préparation des ententes.

En cas de manque de personnel et pour assurer le service à la population cet été, l'organisation à un plan B explique Yves Desjardins.

« Il faut avoir tous les scénarios pour s'assurer que le jour où l'on va dire : on a tout essayé, toutes les ententes sont faites, on n'est pas en mesure de garantir qu'il va y avoir une infirmière à l'urgence. Je vais être obligé de dire : correct, la fille qui travaillait en vaccination des tout-petits, ce qui est super important, peut-être qu'elle est moins occupée l'été. On va la prendre, on va la former et la structurer et on va l'amener à l'urgence », mentionne Yves Desjardins.

Le Syndicat FIQ de l'Abitibi-Témiscamingue confirme que des discussions sont en cours avec le CISSS-AT.

Mais selon la vice-présidente infirmière du syndicat FIQ de l'Abitibi-Témiscamingue, Nancy Moore, aucune entente n'a encore été signée.

Nous on affectivement des discussions avec le PDG pour améliorer les structures de postes puis on a soumis des solutions, un projet d'entente, on attend encore une réponse. Il n’y a rien de signé encore. C'est assez étonnant que le CISSS-AT ne planifie pas mieux leur effectif pour l'été

Nancy Moore

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique