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 Carles Puigdemont à Bruxelles

Carles Puigdemont est exilé à Bruxelles depuis la fin du mois d'octobre 2017.

Photo : Reuters / Francois Lenoir

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien chef indépendantiste catalan Carles Puigdemont continue de jouer au chat et à la souris avec les autorités européennes. La Finlande a tenté de l'arrêter, mais n'a pu le trouver avant qu'il quitte le pays. Le bras de fer judiciaire continue entre Madrid et les dirigeants catalans qui ont tenté de faire sécession l'automne dernier.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par l’Espagne vendredi, Carles Puigdemont a quitté la Finlande pour la Belgique.

Le député finlandais Mikko Karna a écrit dans la journée de samedi sur Twitter qu’il avait « reçu l’information selon laquelle Carles Puigdemont a[vait] quitté la Finlande vendredi soir par un moyen inconnu en direction de la Belgique ».

La Finlande prise de vitesse

La Finlande avait indiqué précédemment qu’elle était prête à livrer Carles Puigdemont à la justice espagnole.

Jeudi et vendredi, il s’était rendu à Helsinki pour rencontrer des parlementaires et participer à un séminaire universitaire. Dans la matinée de samedi, Mikko Karna avait déclaré à la presse ne pas savoir où se trouvait l’ancien président catalan.

L’avocat de Carles Puigdemont, Jaume Alonso Cuevillas, a cependant assuré à la radio catalane Radio Catalunya que l'ancien chef indépendantiste catalan n’essayait pas d’échapper à la justice. « Quand le mandat d’arrêt européen avait été émis [le premier, à la fin du mois d'octobre 2017], il s’était mis à la disposition de la justice belge et de la police, et il ferait de même maintenant. Je ne lui ai pas encore parlé, mais c’est clair, oui », a affirmé l’avocat.

La Catalogne dans l’impasse politique

Les manifestants et la police se font face, à Barcelone, vendredi soir. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les manifestants et la police se font face, à Barcelone, vendredi soir.

Photo : AFP/Getty Images / Pau Barrena

Les dirigeants séparatistes catalans vont être jugés pour rébellion dans la tentative de sécession de la Catalogne l’automne dernier. Un chef d’inculpation très controversé, car il suppose l’existence d’un « soulèvement violent » qui, selon de nombreux juristes, ne s’est jamais produit. Madrid a annoncé que 13 d’entre eux devront faire face à la justice. Ils encourent jusqu’à 25 ans de prison. Douze autres seront jugés pour détournement de fonds et désobéissance à l’État.

Dans le cadre de cette procédure, cinq dirigeants ont été placés en détention préventive vendredi, dans l’attente de leur procès.

Parmi les personnes incarcérées figure Jordi Turull, proche allié de Carles Puigdemont, qui devait tenter de se faire élire samedi au Parlement de Catalogne comme chef du gouvernement autonome catalan. Il est le troisième candidat proposé par les indépendantistes, après Carles Puigdemont et Jordi Sanchez, déjà incarcéré.

Mais avec l'absence de Jordi Turull en raison de son arrestation, le vote n’a pu avoir lieu. Si aucun chef n'est élu d'ici le 22 mai, de nouvelles élections seront convoquées.

Face à la menace de l’emprisonnement, Marta Rovira, numéro deux de la Gauche républicaine en Catalogne, a annoncé qu’elle renonçait à siéger au Parlement. Elle choisit l’exil, « une voie difficile, mais c’est la seule pour [pouvoir] récupérer [s]a voix politique », a-t-elle expliqué dans une lettre.

Des milliers de manifestants, à l’appel notamment de l’Assemblée nationale catalane, sont descendus vendredi dans les rues de Catalogne en réaction à l’annonce de l’incarcération des dirigeants catalans. Selon l’Agence France-Presse, 37 personnes ont été légèrement blessées à Barcelone.

La Catalogne, région qui fournit 20 % du PIB espagnol, est sous tutelle du gouvernement central depuis bientôt cinq mois, après la déclaration d’indépendance votée le 27 octobre par son Parlement. Son autonomie reste suspendue tant qu’il n’y aura pas de nouveau gouvernement régional.

Avec les informations de AFP, et Reuters

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