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Les Montréalais ont manifesté en solidarité avec les Américains

Le point avec Karine Bastien
Radio-Canada

Des manifestations pour le contrôle des armes à feu se sont déployées samedi dans des centaines de villes à travers le monde, dont Montréal, Ottawa et Toronto, dans la foulée de la fusillade qui a fait 17 morts dans une école secondaire de Parkland, en Floride, le 14 février dernier.

Les organisateurs de la « March for Our Lives » (Marche pour nos vies) montréalaise voulaient se faire l'écho de la jeunesse américaine, mobilisée par la récente tragédie.

Des manifestations ont eu lieu samedi dans plus d'une douzaine de villes canadiennes d'un océan à l'autre.

À Toronto, les manifestants ont notamment observé une minute de silence devant le consulat américain avant de continuer leur marche en direction de Queen's Park.

Du côté d'Ottawa, les marcheurs se sont réunis sur la colline du Parlement pour ensuite se diriger vers l’ambassade des États-Unis, au 490, promenade Sussex.

Outre cet élan de solidarité, les manifestants saisissent cette occasion pour réclamer des « lois fermes » de ce côté-ci de la frontière, dont l'interdiction des armes d'assaut comme le fusil AR-15 utilisé par le tireur de l'école Marjory Stoneman Douglas, à Parkland.

En solidarité

Plus de 500 Montréalais ont joint leur voix à celles de nombreux manifestants aux États-Unis pour réclamer un meilleur contrôle des armes.

Une jeune manifestante présente au square Cabot, lieu de rendez-vous du rassemblement à Montréal, a dit craindre pour la vie de ses amis.

Une jeune manifestante à Montréal.La jeune fille s’est sentie désabusée lorsqu’elle a vu les premières images de la tuerie à Parkland. Photo : Radio-Canada

« J’ai plusieurs amis qui restent aux États-Unis, il y en a au Texas, puis ils ne sont plus en sécurité dans leur propre école. C’est vraiment triste, parce qu’ils devraient avoir droit à la même vie que tout le monde et à un sentiment de sécurité », explique cette adolescente.

La manifestation de Montréal, appuyée entre autres par les associations étudiantes de Polytechnique et du Collège Dawson, s'est conclue devant le consulat des États-Unis.

Des victimes de Polytechnique à Washington

L'organisme PolySeSouvient a envoyé un petit groupe de militantes à Washington afin de prendre part à la marche.

PolySeSouvient, qui milite pour un renforcement du contrôle des armes à feu au Canada, a été fondé par des victimes de la tuerie de Polytechnique, en 1989.

Une banderole indiquant « March for Our Lives » devant le Capitole.L'événement national, baptisé « March for Our Lives » (Marchons pour nos vies), est une réaction spontanée au massacre du 14 février. Photo : Getty Images / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

Des dizaines de milliers de manifestants ont convergé à Washington pour le plus grand rassemblement contre les armes à feu de l'histoire des États-Unis, qui s'est étalé de la Maison-Blanche au Capitole.

Selon une analyse du Washington Post cette semaine, plus de 187 000 élèves américains des niveaux primaire et secondaire ont été témoins d'une fusillade en milieu scolaire depuis 1999.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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