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À la découverte des sports arctiques

Un jeune homme saute sur les jointures.
Le saut sur les jointures est l'une des épreuves les plus populaires aux Jeux de l'Arctique. Photo: Radio-Canada / Mario De Ciccio
Radio-Canada

Un jeune homme qui saute sur des jointures jusqu'à l'épuisement ou jusqu'à ce que la douleur soit trop grande : voici une scène d'une épreuve clé aux Jeux d'hiver de l'Arctique qui se transmet à travers les âges et les cultures. Et il y en a bien d'autres.

Un texte de Mario De Ciccio

Le saut sur jointures, le saut de traîneau, le coup de pied simple, le coup de pied double, la savate alaskienne, la traction de la nuque et l’avion ne sont que quelques-unes des disciplines présentées aux Jeux.

Au premier coup d’oeil, ces activités peuvent paraître insolites, mais pour les athlètes qui les pratiquent et pour les aînés qui les transmettent, c'est une occupation à part entière.

Gerry Kisoun, un bénévole des Jeux à South Slave, a participé aux premiers Jeux d’hiver de l’Arctique, à Yellowknife, en 1970. Il a fait partie de ceux qui ont aidé y à intégrer les sports inuits.

Gerry KisounL'animateur de l'épreuve des sports arctiques, Gerry Kisoun Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

« Ces jeux que nous jouons aujourd’hui et dont les spectateurs profitent nous ont été transmis de génération en génération par nos aînés », dit-il. « Certains de ces jeux viennent des Inuvialuits, d'où je viens, d’autres viennent d’ailleurs dans le monde circumpolaire. »

Ça fait partie de notre tradition et de nos cultures et nous devons continuer de l’enseigner aux jeunes.

Gerry Kisoun, bénévole
Un athlète du Yamal saute. Le saut de traîneaux se faisait autrefois avec de vrais traîneaux. Maintenant ce sont des morceaux de bois recouverts de peaux de caribous. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Il est ravi de l’importance donnée à ces épreuves dans des manifestations comme les Jeux de l’Arctique. Il dit aussi être heureux de voir des jeunes d’un peu partout s’intéresser aux Jeux et y participer.

« Cela fait partie de notre culture en tant qu’Inuits, nous invitons tout le monde à jouer à nos jeux. C’est une bonne façon de se garder en forme. »

À l'époque, nos gens devaient rester actifs. Ils n’avaient pas ces gros édifices avec des thermostats pour se garder au chaud.

Gerry Kisoun, bénévole

Pour la gymnaste franco-yukonnaise Bianca Berko-Malvasio, les sports arctiques étaient au départ une façon de participer à des compétitions scolaires. Cependant, elle dit avoir bien vite appris à les aimer et est maintenant au sommet de sa catégorie.

Aux Jeux d’hiver de l’Arctique, elle a remporté 6 médailles, dont 4 d’or.

Elle aime beaucoup le partage des compétences au sein des sports arctiques. En effet, il n’est pas rare durant des compétitions de voir des compétiteurs, des entraîneurs ou des juges s’entraider et s'offrir des conseils.

« C’est vraiment bien parce que, chaque fois que tu fais quelque chose, ils te disent comment t’améliorer », explique-t-elle. « Tout le monde vient te voir et ça t’améliore beaucoup. »

Une histoire de famille

Si certains participants ont appris à pratiquer les sports arctiques à l’école ou dans des manifestations culturelles, nombreux sont ceux qui les côtoient depuis la tendre enfance. Traditionnellement, les sports arctiques se transmettent de génération en génération.

Veronica et la torche des jeux Veronica McDonald aux Jeux d'hiver de l'Arctique Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

C’est le cas de Veronica McDonald, de Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest. Elle a commencé les sports arctiques avec son grand-père à l'âge de 5 ans. Les jeux de South Slave sont ses septièmes.

« Ce que je veux, c’est impressionner mon grand-père », dit-elle de celui qui l’entraîne toujours. « Il m’a dit que je devais aller plus vite sur mon approche [à l'épreuve coup de pied simple]. C’était donc la seule chose à quoi je pensais. »

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