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Mehdi Bousaidan : devenir « clown » et réussir dans l'adversité

5 minutes avec Mehdi Bousaidan
Radio-Canada

L'humoriste Mehdi Bousaidan a connu une ascension fulgurante dans le domaine du spectacle québécois depuis sa sortie de l'École nationale de l'humour il y a à peine cinq ans, en 2013. Pour ce fils d'immigrants algériens, l'échec n'était pas une option.

Celui qui se prépare à présenter son premier spectacle solo en 2019 s’est livré sur son parcours au journaliste Louis-Philippe Ouimet, de son arrivée au Québec quand il avait cinq ans à aujourd’hui.

Son premier contact avec la société québécoise, c’était dans une classe d’accueil où, en compagnie d’autres néo-Québécois, il a appris le français « avec un accent péruvien ».

« La prof était péruvienne et on a appris comme elle parlait [le français], raconte-t-il avec humour. J’avais un accent latino jusqu’à 12 ans, parce que ma prof m’avait appris le français comme ça. »

Cette mixité qu’il a découverte à Montréal, il souhaite la voir davantage à l’écran et dans le milieu culturel. Il dit se réjouir lorsque des jeunes d’origines diverses l’approchent et se disent inspirés par son expérience.

Le fait qu’ils s’identifient à quelqu’un en regardant la télé et qu’ils se disent : "il y a une place pour nous à la télévision québécoise ou dans le milieu culturel", ça me fait tellement plaisir et je les encourage.

Mehdi Bousaidan

Un choix de carrière difficile à faire accepter

L’humoriste raconte avoir été lui-même inspiré par le parcours d’un collègue un peu plus âgé, également d’origine maghrébine : Rachid Badouri.

« Voir un Maghrébin à la télévision qui réussit, je pense que ça a allumé quelque chose chez moi, dit-il. Oui c’est possible au Québec d’être d’une autre origine ethnique et d’aller toucher le cœur des Québécois. »

Une fois convaincu de sa propre vocation, il lui restait la lourde tâche de devoir annoncer son désir d’exercer ce métier non traditionnel à ses parents.

« Ils ont tout abandonné, leurs amis, leur travail, leur stabilité, pour faire en sorte que leurs enfants aient un meilleur avenir. Alors évidemment qu’ils espèrent qu’on devienne médecin ou avocat. De leur dire : "Non, papa, maman, je veux devenir clown" […], ça a été difficile. »

Pour convaincre ses parents du bien-fondé de son choix de carrière, il devait réussir, croit-il.

« Il fallait que je prouve à mes parents que c’est vrai, que c’est possible de réussir en humour, que c’est pas juste une joke. »

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