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Des chevaux pour lutter contre l’agrile du frêne

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le cheval transporte des billes de bois.

Jack, un cheval de 14 ans qui pèse plus de 900 kilos, permet à la Ville de transporter plus efficacement les billots dans le cadre d’un projet pilote dans la lutte contre l’agrile du frêne.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Tremblay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de Montréal teste une nouvelle façon de procéder dans la lutte contre l'agrile du frêne : l'utilisation de chevaux pour transporter les billots. Objectif : éviter la machinerie lourde qui a de profondes répercussions sur l'environnement. Près de 4000 arbres infestés doivent être abattus au parc du Mont-Royal.

Un texte de Julie Marceau

Le Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal a peu d’options pour intervenir dans les milieux humides, eux aussi touchés par l’épidémie d’agrile du frêne. La Ville a donc accordé un contrat de gré à gré à une entreprise familiale spécialisée dans le débardage avec chevaux : les écuries Brisco.

L’objectif de ce projet pilote de huit jours est d’évaluer si l’utilisation de chevaux peut permettre de mieux intervenir dans les milieux humides (marécages, marais), que ce soit au parc du Mont-Royal ou dans d’autres parcs de la ville.

Actuellement, dans les secteurs plus fragiles, les travailleurs doivent transporter les troncs d’arbres sur leurs épaules en marchant dans la neige, un travail exigeant physiquement et parfois dangereux.

Les chevaux sont plus efficaces et ils peuvent se faufiler entre les arbres tout en limitant les dégâts au sol. Le débardage avec chevaux évite aussi les risques de déversement d’essence ou d’huile liés à la machinerie.

Bien-être des chevaux

Les écuries Brisco possèdent deux chevaux qui travaillent en alternance environ toutes les heures. L’entrepreneur garantit le respect de plusieurs exigences pour assurer le bien-être des animaux. Notamment, les chevaux ont un abri sur place en période de repos, dans lequel se trouvent de la nourriture et de l’eau. Avant chaque intervention, la qualité des secteurs (pente faible, absence de rochers) est évaluée, tout comme les conditions météorologiques.

Au total, 200 frênes seront abattus et transportés par les chevaux dans le cadre de ce projet pilote. Les travaux doivent se terminer avant le 31 mars en raison de la période de nidification des oiseaux.

Le parc du Mont-Royal compte plus de 10 000 frênes. Un peu plus de 6000 ont pu être traités contre l’agrile du frêne, mais près de 4000 arbres doivent être abattus.

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