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Bloc québécois : Martine Ouellet fait fi de la crise et lance un appel à promouvoir l'indépendance

Martine Ouellet, chef du Bloc québécois

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ça se corse de nouveau pour la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet, dont le leadership est maintenant remis en question par une trentaine d'associations de circonscription. Dans une lettre publiée sur sa page Facebook, Mme Ouellet ne se prononce pas sur les appels à sa démission et enjoint plutôt les militants à adopter son approche de promotion de la souveraineté du Québec.

Vendredi avant-midi, 26 associations se sont ajoutées aux 3 qui demandaient déjà un vote de confiance envers Mme Ouellet, voire sa démission. Le Bloc compte 78 associations de circonscription, dont 30 qui ont signé une lettre d'appui à la chef, début mars.

Réunies à Trois-Rivières, les associations étaient représentées notamment par Yves Perron, président du Bloc dans Berthier-Maskinongé. Elles demandent que la crise qui sévit actuellement dans le parti soit réglée le plus rapidement possible.

Quatre personnes alignées à une table, avec un drapeau du Bloc québécois derrière eux.

Alain Bergeron (Mégantic—L'Érable), Valérie Tremblay (Chicoutimi—Le Fjord), Yves Perron (Berthier—Maskinongé) et André Parizeau (Ahuntsic-Cartierville) sont allés au front, vendredi matin, pour demander un vote de confiance au sujet de Martine Ouellet.

Photo : Radio-Canada

« Cela nous permettra de recréer l’unité au sein du parti et de redevenir une force positive dans le mouvement indépendantiste », ont déclaré les représentants réunis.

Les associations demandent donc qu’un vote de confiance des 20 000 membres du parti se tienne au plus tard le 15 mai, et ce, au moyen d’une question claire : « Désirez-vous, oui ou non, que l’actuelle chef, Martine Ouellet, quitte la direction du parti? »

« Nous présenterons nos résolutions, au besoin, au conseil général du Bloc québécois le 29 avril prochain », ont conclu les représentants des associations, vendredi.

Appel à la promotion de l'indépendance

Faisant largement fi des déchirements secouant son parti, Mme Ouellet a publié vendredi soir une lettre sur sa page Facebook où elle maintient qu'il est nécessaire de faire activement la promotion de l'indépendance.

Dans son message, elle soutient que sa volonté de réitérer régulièrement les avantages perçus de la souveraineté du Québec est la seule façon de « vaincre la peur colportée par les fédéralistes », et qu'il faut donc abandonner la méthode employée ces dernières années par les députés du Bloc québécois lorsqu'il est question de la défense des intérêts du Québec.

« Il faut arrêter. Il faut traverser cette peur collective. Il faut du courage. Le courage, ce n’est pas de ne pas avoir peur, c’est de surmonter sa peur », a-t-elle écrit.

Une crise qui perdure

La chef bloquiste avait annoncé lundi qu'elle acceptait de se soumettre à un vote de confiance anticipé.

Jeudi, le député et président du Bloc québécois, Mario Beaulieu, a refusé de réitérer clairement sa confiance envers la chef du parti.

« Je ne veux pas répondre du tout à tout ce qui touche la crise, a-t-il répondu. Mes positions sont connues. Merci. »

Il a ensuite été invité à clarifier ses propos. « C'est très clair, mes positions sont connues et n'ont pas changé », a-t-il dit.

Le Bloc québécois risque l'effondrement depuis la démission à la fin du mois de février de sept de ses dix députés.

Fronde contre TVA

La chef bloquiste a par ailleurs maintenu son offensive contre la chaîne TVA pour des propos tenus à l'émission La Joute, en faisant parvenir une mise en demeure à l'entreprise, dont le contenu a été rendu public vendredi.

Mme Ouellet exigeait une rétractation en ondes pour les propos jugés « diffamatoires » proférés à son endroit durant l'émission par les chroniqueurs Paul Larocque, Bernard Drainville, Caroline St-Hilaire et Luc Lavoie.

Le 8 mars, durant l'émission d'affaires publiques, les chroniqueurs commentaient la crise provoquée au Bloc québécois par le départ de sept députés. Mme Ouellet proposait alors de soumettre les membres à un référendum sur les orientations à privilégier au Bloc, entre la promotion de la souveraineté et la défense des intérêts du Québec à la Chambre des communes.

Mme Ouellet, qui était absente de la conférence de presse, n'a pas du tout apprécié que son geste soit associé à « une manoeuvre douteuse, malhonnête, stupide et absurde » par les chroniqueurs de La Joute.

Au dire de l'avocat de la chef bloquiste, Guy Bertrand, les journalistes et les chroniqueurs devraient faire preuve de davantage de retenue dans leur choix de mots, eux qu'il n'hésite pas à qualifier de « perroquets de l'information ».

Avec les informations de La Presse canadienne

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