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Dépister les produits de la mer mal étiquetés

Étal de fruits de mer
Étal de fruits de mer Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le chercheur, professeur en politique alimentaire à la Faculté de gestion de l'Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, affirme que le mauvais étiquetage des produits de la mer représente un risque de santé publique.

Environ 40 % des produits marins vendus au pays sont mal étiquetés, estime Oceana Canada, un organisme voué à la conservation des océans avec lequel le professeur Charlebois collabore à titre bénévole.

« Il y a plusieurs personnes qui souffrent d'allergies alimentaires et d'intolérances et si l'étiquette est fausse cela peut causer certains problèmes pour plusieurs personnes, indique Sylvain Charlebois. Donc à mon avis le volet de la santé publique est majeur quand on parle de fraude alimentaire. »

Des saumons de l'Atlantique sont capturés durant la pêche.Des saumons de l'Atlantique sont capturés durant la pêche sentinelle annuelle de la nation autochtone Upper Skagit, dans l'état de Washington. Photo : Upper Skagit Indian Tribe

Selon Sylvain Charlebois, la meilleure méthode pour bien identifier sans test d'ADN, c'est de voir la tête et la peau du poisson, mais souvent en épicerie ou en restaurant on n'y a pas accès, car elles ont déjà été retirées.

Oceana Canada espère que des résidents d'Halifax l'aideront à dépister de la fraude alimentaire à l'aide d'une trousse permettant de tester l'ADN des produits marins.

portrait d'un hommeSylvain Charlebois, professeur en politique alimentaire à l’Université Dalhousie Photo : Radio-Canada

Les trousses pour tester l'ADN des produits offerts devraient s'améliorer et baisser de prix, souligne Sylvain Charlebois.

Écoutez l'entrevue de Sylvain Charlebois à Bonjour la Côte

« La technologie existe, le problème c'est que la technologie coûte très cher, note Sylvain Charlebois. Alors la trousse que l'on vous offre est une trousse primaire de base et le niveau de fiabilité de ces trousses-là n'est pas très, très élevé, mais quand même cela offre au consommateur un indicateur important. »

Dans 5 ou 10 ans les consommateurs devraient être mieux outillés et à bon prix pour surveiller la problématique de la fraude alimentaire, estime Sylvain Charlebois.

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