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Donner son numéro d'assurance sociale 16 fois pour louer un appartement

Vue sur trois tours à logement. Plan rapproché sur les fenêtres des édifices.

Une locataire dit avoir fourni son numéro d’assurance sociale 16 fois afin de trouver un appartement à Vancouver.

Photo : CBC / Christer Waara

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour trouver un appartement à Vancouver avant le 1er avril, Perrine Roine a rempli 16 formulaires de demande de location. Chaque fois, elle a dû fournir son numéro d'assurance sociale, même si c'est illégal de le demander.

Un texte d'Eva Uguen-Csenge

Perrine Roine et son compagnon ont commencé leur recherche d'appartement à la fin du mois de février et se sont vite aperçus que les propriétaires ne se gênaient pas pour leur demander énormément d’information.

« Les références, je comprends tout à fait, vérifier qu’on travaille bien, je comprends », dit-elle. Mais pour ce qui est du numéro d'assurance social, c'est différent. « Je trouve que c’est quand même trop personnel parce qu’on m’a dit de ne donner le numéro qu’à mon employeur », explique-t-elle.

Malgré son malaise, la peur de ne pas trouver de logement à la fin du mois a convaincu le couple de continuer à fournir ses informations personnelles. Mais, selon le commissaire à la vie privée de la Colombie-Britannique, il est illégal pour les propriétaires d'en demander autant.

Un rapport publié jeudi par le commissaire intérimaire, Drew McArthur, a révélé que la plupart des propriétaires violent la Loi sur la protection des données privées (PIPA) en faisant ces demandes.

David Hutniak, PDG de l’Association des propriétaires Landlord BC, affirme plutôt que le problème se limite aux propriétaires de maisons qui ne sont pas au courant de la loi.

« Il y a dans ce que l’on appelle le marché secondaire, les propriétaires plus petits, beaucoup de personnes qui ne possèdent peut-être pas les connaissances ou l’expertise liée aux lois et aux lois sur la vie privée », indique-t-il.

Cependant, Mme Roine décrit avoir vécu inverse : selon elle, les petits propriétaires ont tendance à être plus respectueux de la vie privée et favorisent l’établissement d’un lien de confiance, tandis que les gérants d’immeubles à un grand nombre d'appartements présentent souvent des formulaires qui demandent des informations à faire vérifier par une autre agence.

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