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Un plan d'action réclamé contre la maladie de Lyme

Deux tiques responsables de la maladie de Lyme sur un doigt.
Un insecte, la tique, est le vecteur de transmission de la maladie de Lyme. Photo: iStock

Il faut mieux diagnostiquer et permettre aux médecins d'offrir plus de traitements contre la maladie de Lyme, qui peut entraîner des problèmes cardiaques et neurologiques. C'est l'avis d'un médecin infectiologue français qui s'exprimait dans le cadre d'une commission parlementaire à Québec examinant un éventuel plan d'action contre cette maladie.

Cette commission découle d'une pétition de 9000 signatures déposée le mois dernier, réclamant une intervention du gouvernement.

La maladie de Lyme est causée par une bactérie transmise par la morsure d'une tique. Le nombre de cas de la maladie est en constante augmentation au Québec depuis plusieurs années, surtout dans les régions de l'Estrie et de la Montérégie.

Mais les tests pour détecter cette maladie sont peu fiables, selon Christian Perronne, médecin et chef du Département des maladies infectieuses et tropicales à l'Hôpital universitaire Raymond Poincaré. Il y a une sous-estimation du nombre de personnes qui en sont atteintes, ce qui a des conséquences graves pour les malades et la société.

Ce sont des malades en errance qui coûtent très cher à la société. Un malade qui est en errance pendant 15 ans, qui a perdu son conjoint, son travail, qui est en arrêt maladie, qui est enfermé en psychiatrie contre sa volonté et qui, par hasard, rencontre un médecin Lyme et guérit en quelques semaines, en quelques mois, pour un coût pas très élevé.

Christian Perronne, médecin et chef du Département des maladies infectieuses et tropicales à l'Hôpital universitaire Raymond Poincaré

Il faut, selon lui, accentuer la recherche sur la maladie. Les médecins devraient aussi pouvoir prescrire d'autres traitements que ce qui est offert actuellement.

La présidente de l'Association québécoise de la maladie de Lyme, Marguerite Glazer, a été invitée à témoigner en commission parlementaire. Atteinte de la maladie depuis une quinzaine d'années, elle est du même avis que le Dr Perronne.

Nous demandons la protection légale des médecins qui voudraient soigner les patients atteints de cette maladie selon des protocoles utilisés ailleurs dans le monde et reconnus.

La présidente de l'Association québécoise de la maladie de Lyme, Marguerite Glazer

Les témoignages recueillis en commission parlementaire, un rapport et des recommandations seront remis au gouvernement.

Avec les informations d'Éric Plouffe

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