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L'ex-ambassadeur américain John Bolton prononçant une allocution au podium lors de la conférence conservatrice CPAC.

John Bolton a été nommé ambassadeur américain à l'ONU par le président George W. Bush, un poste qu'il a occupé pendant une courte période.

Photo : Associated Press / Alex Brandon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président américain a annoncé que l'ex-ambassadeur américain à l'ONU John Bolton prendra dès le début avril le relais du général H.R. McMaster à titre de conseiller à la sécurité nationale.

Il s'agit du dernier des nombreux changements apportés à la garde rapprochée de Donald Trump depuis son assermentation à titre de président des États-Unis, il y a un peu plus d'un an.

Comme à son habitude, le président Trump s'est servi du réseau Twitter pour confirmer la nomination de celui qui avait représenté les États-Unis à l'ONU pendant une courte période sous la présidence de George W. Bush. Considéré comme un faucon en matière de politique étrangère, John Bolton était partisan de l'intervention militaire américaine en Irak.

Dans un communiqué diffusé par la Maison-Blanche, H.R. McMaster a annoncé qu'il quittera la fonction publique et demandera sa retraite de l'armée américaine cet été.

Il s'était joint à l'administration Trump après le licenciement de Michael Flynn. Ce dernier avait été écarté parce qu'il aurait induit en erreur le vice-président Mike Pence quant à la portée de ses contacts avec des diplomates russes.

John Bolton sera donc le troisième conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Départs en série

Le départ de H.R. McMaster fait suite au congédiement, il y a à peine neuf jours, du secrétaire d'État Rex Tillerson.

Ce dernier, ancien président de la pétrolière Exxon Mobil, avait fréquemment été critiqué par le président pour avoir tenté d'adopter une approche plus consensuelle en matière de relations internationales, en préférant la diplomatie aux déclarations virulentes et aux menaces.

M. Tillerson a toutefois lui aussi été accusé de réduire les effectifs du département d'État à une ombre d'eux-mêmes, fragilisant d'autant la capacité des États-Unis à maintenir leur réseau de relations politiques dans le monde.

L'arrivée annoncée de M. Bolton s'inscrit par ailleurs dans un contexte d'un possible rapprochement entre Washington et Pyongyang, la capitale du régime dictatorial nord-coréen.

Il y a à peine un mois, M. Bolton publiait, dans le Wall Street Journal, une lettre à l'éditeur intitulée The Legal Case for Striking North Korea First (Les arguments légaux pour lancer une attaque préventive contre la Corée du Nord).

« Je ne m'attendais pas à cette annonce cet après-midi, mais c'est évidemment un grand honneur », a réagi le futur conseiller sur les ondes de Fox News, peu après l'annonce de sa nomination.

« J'ai mes opinions et j'aurai l'occasion de les présenter au président », a-t-il ajouté.

Craintes et réprobation

L'arrivée, ou plutôt le retour, de John Bolton au sein de l'administration américaine relance les craintes de possibles aventures militaires américaines en Iran et en Corée du Nord.

« Avec la nomination de John Bolton, l'équipe de politique étrangère de Trump sera la plus conservatrice et idéologique et la moins pragmatique de mémoire récente à un moment où les défis sur la scène internationale nécessitent de la fermeté, mais aussi de la flexibilité et du pragmatisme », a ainsi déclaré Aaron David Miller, un diplomate d'expérience qui a travaillé autant sous des présidents démocrates que républicains.

Pour sa part, Richard Haass, président du Council on Foreign Relations, doute de la capacité de M. Bolton de laisser de côté ses opinions personnelles et de présenter les « deux côtés de la médaille » au président, comme l'impliquent ses fonctions comme conseiller à la sécurité nationale.

« La question qui se pose est de savoir si John Bolton a le caractère et la capacité de jugement pour ce poste », se demande ainsi M. Haass.

Donald Trump, président des États-Unis
Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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