•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Chiens de soleil font rayonner le théâtre universitaire

Cinq comédiens de la troupe de l'Université de Saint-Boniface, les Chiens de soleil

La pièce En attendant Godot a été présentée en février 2000 par Les Chiens de soleil, dans une mise en scène de Nicole Beaudry. Sur la photo : Philippe Beaudry, Christian Beaudry et Marc Payette et, en arrière, Andrew Brewster et Shane Barnabé.

Photo : Archives Université de Saint-Boniface/Carole Pelchat

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que la pièce de théâtre Projet 200 célèbre le bicentenaire de l'Université de Saint-Boniface, quelle place le théâtre a-t-il occupé dans l'histoire de cette institution de Saint-Boniface, au Manitoba?

Un texte d'Abdoulaye Cissoko

En deux heures, la troupe les Chiens de soleil remonte le temps et met en évidence les deux siècles d’éducation en français au Manitoba. Une histoire qui donne naissance au Collège universitaire de Saint-Boniface, devenu bien plus tard l’Université de Saint-Boniface.

La présentation de cette pièce n’est pas fortuite, car le théâtre a toujours fait partie intégrante de cette institution. Louis St-Cyr, directeur du Bureau de développement et des communications de l’USB, a dirigé la troupe des Chiens de soleil pendant treize ans, de 1993 à 2006, alors qu'il était responsable de la vie culturelle du campus.

Selon lui, le théâtre étudiant au sein de l’établissement ne date pas d’hier.

Je pense qu’aussi loin qu’on peut remonter, il y a eu du théâtre sur le campus. À la fin des années 80, la troupe des Chiens de soleil a vu le jour, et l’expérience se poursuit aujourd’hui encore.

Une citation de : Louis St-Cyr, directeur du Bureau de développement et des communications de l’USB
Photo en noir et blanc montrant cinq comédiens de la pièce Bibi. Ils sont tous costumés.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Représentation de Bibi en 1935, avec Lucien Gaudet, Télesphore Robert, Maurice Sabourin, Lucien Deschênes et Louis Deniset.

Photo : Archives de l'Université de Saint-Boniface / Carole Pelchat

Pour preuve, explique-t-il, « il y a toujours eu des liens avec le Cercle Molière. De nombreux jeunes ont fait leurs premières armes sur les planches des Chiens de soleil et certains occupent aujourd’hui des postes de haut niveau dans le monde du théâtre, que ce soit ici ou ailleurs ».

Louis St-Cyr pense à Robert Lemoine, directeur technique au Cirque du Soleil à Montréal. « Il y a un temps, on parlait même de la mafia de Saint-Boniface à l’École nationale de théâtre de Montréal », se souvient Louis St-Cyr.

Selon lui, la troupe a permis de faciliter l’intégration en faisant participer des étudiants étrangers. « On avait des étudiants qui venaient du Congo, de la Côte d’Ivoire, d’un peu partout. On a fait des pièces africaines, franco-manitobaines, françaises. On a touché à toutes sortes de choses », explique-t-il.

D’après lui, la troupe est importante pour les étudiants de l'USB, mais aussi pour la communauté francophone.

Avant d’occuper le poste de directeur du recrutement et des Services aux étudiantes et étudiants de l’USB, Christian Perron a été responsable du Service d’animation culturelle et des Chiens de soleil pendant dix ans.

Il affirme que le théâtre universitaire prend ses racines dans une culture d’art dramatique qui a été transmise de génération en génération sur le campus, depuis 1871.

Selon Christian Perron, cela fait partie du leg des pères jésuites et des oblats, anciens administrateurs de l’Université de Saint-Boniface. Aujourd'hui, dit-il, le théâtre est un des outils de l’animation culturelle qui facilite l’inclusion, la diversité et l’engagement des étudiants.

Pièce de théâtre: Le sorcier africain produite par des étudiants internationaux en mars 1996.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pièce de théâtre: Le sorcier africain - 28 mars 1996 Produite par des étudiants internationaux Mise en scène de Sylvestre Longang

Photo : Carole Pelchat

Selon Christian Perron, c’est ce rassemblement et cette cohésion entre des étudiants venus d’horizons divers, qui constitue l’une des plus belle réussite des Chiens de soleil et du Projet 200.

La troupe est depuis deux mois sous la direction de Stéphane Oystryk, qui reconnaît à la fois son importance et son rôle dans la culture francophone.

Stéphane Oystryk se souvient que lorsqu’il était étudiant, les Chiens de soleil étaient une façon pour lui de vivre sa francophonie. « Même après l’université, j’ai participé à des pièces de théâtres de la troupe comme La cantatrice chauve d’Eugène Ionesco », raconte-t-il.

Plus qu’une simple troupe, les Chiens de soleil contribuent à la cohésion universitaire, dit-il.

Un groupe de personnes posant devant la coupole de l'Université de Saint-Boniface.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les participants au Projet 200 présenté ces jours-ci à l'Université de saint-Boniface.

Photo : JONATHAN LORANGE

L'Université de Saint-Boniface et les Chiens de soleil ont très souvent reflété la vie de la communauté francophone, comme dans les pièces Le Roitelet de Claude Dorge ou Sex, Lies et les Franco-manitobains de Marc Prescott.

Tous sont unanimes : avec les Chiens de soleil, le théâtre universitaire a de beaux jours devant lui. Stéphane Oystryk ne s'inquiète pas pour l'avenir du théâtre en français au Manitoba, quand il regarde le travail d'une Marie-Ève Fontaine, qui a créé le concept du Projet 200, et d'une Laura Lussier, qui écrit et fait de la mise en scène.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !