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Réactions mitigées face aux nouvelles règles pour la chasse à l'orignal

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Un orignal

Photo : Mike Dembeck

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les nouvelles règles pour l'encadrement des chasseurs à l'orignal non résidents du Québec soulèvent de nombreuses réactions. Si la plupart de ces réactions sont positives, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs jette un pavé dans la marre et condamne certaines mesures annoncées par Québec.

Un texte de Jocelyn Corbeil

Le gouvernement souhaite que ces changements aient pour effet de générer de nouvelles retombées économiques et de consolider l'industrie de la pourvoirie.

Rappelons que les chasseurs à l'orignal non résidents du Québec devront dorénavant utiliser les services d'une pourvoirie, d'une réserve faunique ou d'une zone d'exploitation contrôlée (ZEC) pour chasser l'orignal au sud du 52e parallèle.


« Obliger les non résidents de passer par un des trois réseaux structurés, ça va libérer la place dans les territoires publics pour la jeune relève », croit le président des ZEC du Québec, Jacques Smith.

« Ça peut aussi générer des revenus, des retombées économiques pour un des trois réseaux ou l’ensemble des trois réseaux fauniques », ajoute-t-il.

Le président de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, Émilien Larochelle, soutient pour sa part que les nouvelles règles devraient pourtant permettre de maximiser les retombées économiques du passage des chasseurs de l'extérieur du Québec.

« On ne trouvait pas ça normal que des gens d'autres provinces, d'autres pays viennent chasser ici juste en payant un permis, si on regarde du côté américain ces gens-là ils arrivaient avec leur matériel, leur pain, leur beurre, ça n'apportait pas grand-chose à notre économie. »

— Une citation de  Émilien Larochelle

Court délai d’application

Son de cloche fort différent de la part du directeur général de la Fédération des chasseurs et pécheurs, Alain Cossette, qui dénonce le trop court délai pour s'adapter à ces nouvelles règles et surtout, que plusieurs chasseurs québécois ne seront plus en mesure de chasser avec leurs amis de l'extérieur du Québec.

« Quand on nous dit qu'il faut absolument que les non résidents passent par des territoires structurés, on va les perdre ces non-résidents-là, qui viennent accompagner des amis, on va les perdre comment on génère des économies. Je ne sais pas comment le ministre fait pour calculer ça. »

— Une citation de  Alain Cossette

La nouvelle réglementation sur la chasse à l'orignal entrera en vigueur dès cet automne.

Luc Blanchette réitère

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, demeure convaincu de la nécessité de cette nouvelle mesure.

« Nous, ce qu'on veut, c'est de favoriser une excellente chasse aux Québécois et aux Québécoises en premier chef. Ensuite de ça, s'il y a des retombées économiques à avoir, bien ça sera à l'intérieur de notre réseau, soit ZECS, soit pourvoiries ou soit même SÉPAQ. »

— Une citation de  Luc Blanchette, ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs

Il rappelle qu'il s'agissait d'une demande de longue date. « C'est une vieille demande de la Fédération des pourvoyeurs du Québec. Nous, on accède à ça et honnêtement, pour protéger un meilleur gibier pour nos chasseurs québécois et québécoises, je trouve que c'est une bonne idée et pour avoir des retombées économiques, c'est aussi une bonne idée », ajoute-t-il.

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