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Des discussions sur la criminalité rurale qui tournent en rond à Spiritwood

Un tracteur vert enneigé devant un cabanon et des installations agricoles, en temps de neige.

Des fermiers de la Saskatchewan feront part à la GRC de leurs préoccupations sur la criminalité rurale jeudi soir.

Photo : CBC

Radio-Canada

Interrogées à de nombreuses reprises sur ce que doivent faire les résidents des communautés rurales lorsqu'ils sont témoins d'un crime, les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) répondent que le premier réflexe devrait être d'appeler les autorités.

Cependant, le sergent-chef du détachement de la GRC de Spiritwood, Barry Thomas, a aussi indiqué qu'en vertu du Code criminel les citoyens ont le droit d'utiliser « autant de force que nécessaire » pour assurer leur sécurité.

Prudent, Barry Thomas a néanmoins précisé aux 170 personnes rassemblées au Civic Centre de Spiritwood, jeudi soir, que l’usage de la force pourrait se retourner contre eux.

Vous allez devoir justifier vos actions et vous pourriez devoir le faire devant un juge ou même 12 jurés.

Barry Thomas, sergent-chef du détachement de la GRC de Spiritwood

La troisième assemblée publique organisée par la GRC s’est déroulée dans le calme, certains des participants se permettant même quelques plaisanteries.

Malgré tout, les mêmes craintes entendues par la GRC lors des deux dernières consultations publiques organisées à Biggar et à Perdue, ont de nouveau été soulevées à Spiritwood.

Les résidents s’inquiètent notamment du temps de réponse des policiers aux crimes commis en milieu rural, qu’ils jugent trop long.

Où sont les Autochtones?

Enfin, après près de trois heures de discussion, une résidente de Spiritwood a osé mentionner le grand problème dont personne n'ose parler.

Soulignant que la grande partie des vols perpétrés dans les propriétés rurales sont commis par de jeunes Autochtones, elle a demandé pourquoi il n'y avait pas de membres des Premières Nations présents à cette rencontre.

Le sergent-chef Barry Thomas a indiqué que l’invitation leur avait été lancée, mais qu’en dépit de leur absence plusieurs consultations publiques seraient organisées dans les réserves voisines.

Il a toutefois ajouté que le dialogue était déjà entamé au sujet de la criminalité rurale dans un grand nombre de ces communautés.

Les chefs de ces Premières Nations sont conscients des problèmes actuels et ils essaient de trouver des solutions.

Barry Thomas, sergent-chef du détachement de la GRC de Spiritwood

Les agents de la GRC du détachement de Spiritwood affirment qu’une rencontre similaire sera organisée à l’automne afin d’évaluer les progrès faits au cours de l’été.

Saskatchewan

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