•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cannabis : Montréal accueillera 4 des 20 premières succursales québécoises

Des plants de cannabis cultivés en serre
Des plants de cannabis Photo: Radio-Canada / Chantal Srivastava

La Ville de Montréal négocie en ce moment avec la future Société québécoise du cannabis (SQC) afin de trouver un emplacement pour les quatre premières succursales autorisées à vendre légalement du cannabis dans la métropole.

Le secteur de Berri-UQAM, tel qu'évoqué dans La Presse+ de jeudi, est envisagé, nous confirme-t-on, mais rien n’est fixé.

« Ce n’est pas arrêté, a beaucoup insisté la mairesse Valérie Plante, jeudi, en marge d'une rencontre avec l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Les informations qui ont été divulguées ce matin, ce n’est pas une garantie. Ce sont des scénarios qui sont à l’étude, et on va continuer à avoir la conversation avant de pouvoir dire que c’est vraiment à cet endroit-là que ça se passe. »

C'est la Société des alcools du Québec (SAQ), responsable de mettre sur pied la SQC, qui aura le dernier mot sur l'emplacement des succursales. Mais la mairesse Plante a noté que « la collaboration se passe très bien, parce qu’effectivement, nous sommes les mieux placés, à la Ville de Montréal, avec tout le travail qu’on a fait en amont, pour dire où elles devraient se trouver ».

« Il est encore trop tôt pour se prononcer sur la localisation de ces futures succursales, a aussi fait savoir jeudi Mathieu Gaudreault, porte-parole de la SAQ. Nous sommes actuellement en mode exploratoire pour la mise en place du réseau. La SQDC devra prendre en considération les mesures réglementaires qui seront énoncées par le gouvernement et il est important de rappeler que la mise en place de la SQDC est conditionnelle à l’adoption du cadre législatif. »

La Ville de Montréal souhaite néanmoins que ses quatre points de vente soient facilement accessibles en transport en commun, sans être trop près l'une de l'autre, afin d'éviter la création d'un « red light » où s'approvisionneraient tous les consommateurs de cannabis.

« Aussi, est-ce que c’est près d’une école, près d’un centre communautaire? À quoi ressemble le milieu de vie? Et la notion, également, des communautés plus défavorisées est à considérer. Il y a vraiment un ensemble de critères qui doivent être mis en place. Et une fois qu’on a établi ces critères-là, qu’il y a un choix qui a été fait, il faut s’assurer qu’on a les ressources – les ressources humaines, financières, même policières – pour s’assurer que ça va bien s’implanter », a précisé Mme Plante.

Les deux parties ne se sont pas imposé de date butoir pour déterminer où seront situées les succursales de la SQC. « On a encore du temps », a affirmé Robert Beaudry, responsable du développement économique et commercial au comité exécutif de la Ville, même si le gouvernement fédéral souhaite que le cannabis soit légalisé dès cet été.

Les municipalités du Québec s'attendent par ailleurs à ce que la question du partage des revenus du cannabis soit clarifiée une fois pour toutes lors du budget, mardi prochain, et elles veulent un système simple et sans reddition de comptes « à n'en plus finir ».

Le président de l'Union des municipalités, Alexandre Cusson, a fait ce rappel, jeudi, après sa rencontre avec Valérie Plante et les autres maires de la région montréalaise.

Les villes ont déjà affirmé qu'elles s'attendaient à un partage des revenus en trois tiers, entre les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux. Elles ont insisté sur le fait que le système de perception et de redistribution qui sera instauré ne doit pas être complexe et ne doit pas non plus prévoir de reddition de comptes trop élaborée, ni entre le provincial et le fédéral, ni entre le municipal et le provincial.

M. Cusson a estimé que cette portion municipale du tiers des revenus de la taxe d'accise devrait représenter une somme de 30 millions de dollars, selon les évaluations préliminaires.

Quant à savoir comment cette somme sera redistribuée entre les municipalités, divers critères devront être soupesés, a souligné M. Cusson.

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

Drogues et stupéfiants