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Devenir rockeuse en deux jours : oui, c'est possible

Les cinq femmes membres du groupe Human Animals dans le corridor du bar Amigos, à Saskatoon.

Les membres du groupe Human Animals : de gauche à droite, Ashley Vols, Sabrina Materie, Jennipher Karst, Nicole Lavergne-Smith et Mindy Bodnarchuk.

Photo : Brynn Krysa

Radio-Canada

Deux jours, 20 participantes et un objectif : devenir rockeuses pour une foule fervente de musique. Le camp rock pour adultes au centre de retraite Queen's House, de Saskatoon, s'est déroulé dans une ambiance de respect où l'on ne s'excuse pas pour ses erreurs. Un milieu qui rend possibles les rêves les plus fous.

Un texte de la Fureteuse fransaskoise Nicole Lavergne-Smith

La Fureteuse fransaskoise se transforme en rockeuse

Je suis arrivée au camp rock avec ma semaine dans le corps, entourée de gens que je connaissais peu ou pas. Pour être bien honnête, je voulais juste aller me cacher à la maison, passer du temps avec mes enfants et m'asseoir sur mon divan, style « Tou.tv and chill ».

Je ne me doutais pas à ce moment-là que j'allais vivre une expérience magique qui réchauffe le coeur et élargit ma vision de moi-même et des autres.

Je peux vous le confirmer : dans l’environnement propice, cela ne prend que deux jours pour former un groupe et en apprendre assez sur un nouvel instrument pour pouvoir écrire une chanson et la présenter. Dans notre cas, le spectacle a été présenté au bar Amigos, une véritable institution à Saskatoon pour les groupes de musique. Human Animals fait maintenant partie de la liste!

Nicole Lavergne-Smith et Meg Dorwart se regardent et se sourient lors de leur cours de guitare au camp rock. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nicole Lavergne-Smith et Meg Dorwart lors de leur cours de guitare au camp rock.

Photo : Carey Shaw

Un camp qui prend de l'ampleur

Le camp rock pour les femmes adultes est offert depuis trois ans. En 2014, un camp semblable d’une semaine pour les filles et jeunes de genre non conforme avait été mis sur pied à Saskatoon.

L'organisme Girl's Rock Saskatoon donne l'occasion aux participantes de s’épanouir en musique dans un environnement positif et sain qui aide à développer la confiance.

Les cours de musique se mêlent aux répétitions en groupe et aux ateliers pour donner, un pas à la fois, les outils pour finaliser le projet.

On retrouve des camps rock pour filles un peu partout à travers le monde. Il existe plus de 200 camps entre autres à Paris et au Brésil. La ville de Regina a eu son tout premier camp pour filles et pour jeunes qui s’identifient comme filles en 2017.

Les esprits se rencontrent

Après un premier cours de guitare et quelques nouveaux accords en poche, je rejoins à Ashley, Sabrina, Jennipher et Mindy en salle de répétition. C'est le début de Human Animals.

Dès le début, la créativité déborde.

Les membres du groupe les Human Animals en répétition au camp rock.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les Human Animals en répétition.

Photo : Radio-Canada

On commence par jouer quelques accords ensemble, Jennipher Karst, au piano, moi à la guitare et Sabrina Materie à la base, ça va assez bien… On a du groove. Quand Mindy à la batterie embarque, on a la piqûre et un sourire permanent aux lèvres.

À la fin de la deuxième journée, on a une chanson, des paroles, et notre groupe, une identité.

Faire sa place

La scène musicale, dans certains genres de musique comme le rock et le grunge, est dominée par les hommes, selon l'une des coordonnatrices du camp, Margot Gough.

Dans son atelier sur l’histoire des femmes en musique, une autre membre du comité organisateur voulait nous encourager à nous poser des questions. Selon la Dre Manuela Valle-Castro, de tout temps, les femmes ont fait de la musique et ont créé de la culture, mais leur contribution est effacée. Le camp rock offre aux femmes un endroit pour découvrir leur talent musical dans un environnement non compétitif, plutôt basé sur l’appui, la collaboration et l’encouragement.

Les femmes doivent se mettre ensemble pour se construire une place.

Margot Gough, une coordonnatrice du camp

Le camp rock pour femmes contribue à agrandir la scène musicale de Saskatoon, ajoute Margot Gough.

Miranda Young se concentre et joue de la guitare lors du camp rock.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Miranda Young lors de son cours de guitare au camp rock.

Photo : Radio-Canada

Une expérience qui fait grandir

Le tour de table de la dernière journée, quand tout le monde fait un bilan de sa fin de semaine, est un moment révélateur. Aucune participante n'est exactement la même que vendredi soir. Quand mon tour est venu de parler, j’avais la gorge serrée. J’ai réussi à bafouiller quelque chose, mais aujourd'hui, je ne pourrais pas me citer moi-même.

En plus des accords de guitare et de la synchronisation avec les autres musiciennes, le camp rock m'a fait réaliser qu’il faut régulièrement se brasser la cage dans la vie et se pousser à sortir du quotidien de nos vies « adultes ». Oser donner un coup de pied dans la porte pour s’envoler. Le camp rock a été de ces expériences qui nous rappellent que rien n'est hors de notre portée.

J’espère toujours me rappeler à quel point je me sentais soutenue par les autres participantes et qu'il est important d’encourager et d’appuyer les personnes qui m'entourent. Je suis peut-être un peu sentimentale, mais, ensemble, on est plus fortes.

Nicole Lavergne-Smith, Fureteuse fransaskoise : Faites-moi découvrir votre coin de province! @NLSCBC_RC #fureteuse

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Saskatchewan

Musique rock