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Marc Lajoie : le géant de 14 ans

La famille Lajoie sur la patinoire après la victoire de l'équipe de Marc en finale du tournoi John Reid, de Saint-Albert.

Marc Lajoie n'a que 14 ans, mais il est plus grand et plus lourd que son père Serge, sa mère Kelly et sa sœur Isabelle.

Photo : Famille Lajoie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour l'instant, on fait référence à Marc Lajoie en disant qu'il est le fils de Serge Lajoie, entraîneur des Golden Bears de l'Université de l'Alberta. Dans quelques années, il se pourrait que Marc devienne le membre le plus connu de la famille Lajoie.

Un texte de Patrick Henri

Des 22 joueurs qui sont les favoris pour être sélectionnés au premier tour du repêchage bantam de la Ligue de hockey junior de l’Ouest (WHL), Marc Lajoie est le plus grand et le plus gros.

Le défenseur du Northern Alberta Extreme mesure 190 centimètres (6'03'') et pèse 93 kilos (205 livres). Et il n’a pas fini de se développer.

« Il est déjà plus grand que moi, j’ai hâte de voir où il va être à 16, 17 et 18 ans. »

— Une citation de  Serge Lajoie

Certains joueurs avantagés par leur physique ne savent pas en profiter. Ce n’est pas le cas du jeune Franco-Albertain.

« J’aime frapper les gars et jouer fort », mentionne le jeune défenseur, « je bouge bien la rondelle et je sais que c’est difficile de jouer contre moi », dit-il.

La LNH et l’université

Comme bien des jeunes de son âge, Marc Lajoie rêve de jouer un jour dans la Ligue nationale. Les joueurs qui évoluent pour son père à l’Université de l’Alberta ont aussi tous déjà eu ce rêve. Ils ont tous eu de belles carrières dans les rangs juniors, avant de se joindre aux Golden Bears.

« Je veux que Marc rêve de jouer au hockey professionnel, mais je veux aussi qu’il réalise que c’est important d’avoir une bonne éducation », mentionne celui qui a joué durant cinq saisons pour les Golden Bears.

Lors d’une rencontre de famille, les différentes options qui s’offrent à Marc ont été abordées. La possibilité de jouer pour une université américaine (NCAA) a rapidement été écartée.

« J’espère être dans la WHL à 16 ans, c’est la meilleure ligue pour moi. Pour jouer dans la NCAA, il me faudrait attendre deux ans de plus. »

— Une citation de  Marc Lajoie

Si le rêve de jouer dans la LNH ne se réalise pas, Marc aimerait profiter du programme de bourses de la WHL pour faire des études universitaires et, peut-être un jour, jouer sous les ordres de son père.

Monique, Jean-Claude et Marc Lajoie, photographiés avec la bannière des champions du tournoi John Reid.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Monique et Jean-Claude Lajoie assistent aux matchs de leur petit-fils Marc, chaque fois qu'ils en ont la chance

Photo : Famille Lajoie

Deux défenseurs, deux styles

Marc n’a jamais vu son père jouer pour les Golden Bears ou l’EC de Bad Nauheim, une équipe professionnelle de première division en Allemagne. Il mentirait donc s’il disait que son style de jeu est inspiré de celui de son père.

Le père, lui, croit que son fils possède des habiletés que lui n’a jamais eues.

« Il a de meilleures mains que moi et une meilleure vision que j’ai jamais eue », affirme-t-il, « quand je pouvais éviter le jeu physique, je l’évitais, Marc lui n’a pas peur, il n’a pas froid aux yeux. »

Marc et Serge Lajoie, sur la patinoire après la victoire de l'équipe de Marc en finale du tournoi John Reid.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Serge Lajoie, à droite, tente d'oublier son métier d'entraîneur quand il est avec son fils Marc

Photo : Famille Lajoie

Un papa avant tout

Ça a été difficile pour Serge d’apprendre à ne pas jouer à l’entraîneur quand il assiste aux matchs de son fils.

Quand il change son chapeau de parent pour celui d’entraîneur, c’est seulement si son fils lui pose des questions précises sur certains aspects de son jeu ou d’un match.

« Je suis un papa avant tout. Après chaque match, je lui pose trois questions : As-tu travaillé fort? T’es-tu amusé? As-tu faim? »

— Une citation de  Serge Lajoie

Prochaine étape

Peu importe ce qui se produira le 3 mai, jour du repêchage, Marc poursuivra son cheminement dans la catégorie midget l’an prochain.

Il sait que ce sera une année importante pour lui, s’il veut accéder à la WHL dès l’année suivante.

Il doit continuer de travailler fort pour atteindre l’objectif que lui a fixé son père, celui de s’améliorer chaque année.

Serge n’est pas inquiet, ce qu’il admire le plus chez son fils, c’est sa discipline de travail et sa volonté de toujours vouloir être meilleur.

« Ceux qui connaissent du succès au hockey sont toujours ceux qui travaillent le plus fort, mon fils a compris ça, je dirais même que sur cet aspect, il est un peu borné. »

— Une citation de  Serge Lajoie

Au cours des prochains mois, Marc veut améliorer ses techniques de patinage afin d’être plus rapide.

La vitesse est peut-être une des seules lacunes de son jeu, mais il ne faudrait pas lui en vouloir.

Après tout, il mesure 12 cm et pèse 22 kilos de plus que la moyenne des autres joueurs qui se retrouvent sur la liste des favoris pour être choisis au premier tour du repêchage.

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