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Un seul préposé au gardiennage exigé dans certaines résidences privées

Des dames âgées prennent un repas ensemble.

Québec vient de se doter d'une nouvelle réglementation pour la certification des résidences privées pour personnes aînées.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le nouveau règlement sur la certification des résidences privées exige moins de personnel de gardiennage que le nombre qu'on retrouvait à la résidence du Havre, à L'Isle-Verte, au moment de l'incendie qui a coûté la vie à 32 personnes en 2014.

Un texte d’Édith Drouin avec les informations de Denis Leduc

Dans la nouvelle réglementation, Québec exige la présence d’un seul préposé dans une résidence de 10 à 99 unités de logement qui offre des services de catégorie 3, avec assistance personnelle et administration de médicaments aux résidents.

Cette catégorie s’apparente aux services offerts par la résidence du Havre en 2014. Au moment de l’incendie, deux personnes plutôt qu’une veillaient à la sécurité des lieux. Un homme, qui cumulait les fonctions de préposé aux bénéficiaires et de gardien de nuit, ainsi que la copropriétaire de la résidence étaient sur place.

Les exigences concernant les services de gardiennage varient en fonction des services donnés aux résidents et de la grandeur de la résidence. Plus la résidence est grande, plus les services offerts sont importants, plus le nombre de préposés au gardiennage exigé est élevé.

Par exemple, quatre préposés aux bénéficiaires doivent être présents en tout temps dans une résidence de 200 logements et plus qui fournit des soins de catégorie 4, avec soins infirmiers.

Dans une résidence de 49 unités et moins avec des soins de catégorie 1, des services de base, un seul gardien est exigé. Dans ce type de résidences, ce gardien peut être un bénévole, un locataire-surveillant ou un résident.

La nouvelle réglementation écarte les anciennes catégories de service selon lesquelles les résidents étaient classés comme autonomes, semi-autonomes, ou non autonomes. Le classement se fait maintenant en fonction des services offerts, allant des services de base (catégorie 1) aux soins infirmiers (catégorie 4).

La possibilité d’avoir recours à un bénévole ou un résident comme gardien était une demande du Réseau québécois des OSBL d'habitation. Ils affirmaient que l’embauche d’un gardien de nuit pour une résidence de 10 logements aurait fait exploser leurs coûts.

Selon les nouvelles normes, le gardien devra toutefois connaître le plan de sécurité incendie, avoir réussi un cours de réanimation cardiorespiratoire et de secourisme général ainsi que savoir comment déplacer les résidents de façon sécuritaire.

Des coûts supplémentaires

Les organismes sans but lucratif et les résidences privées se disent satisfaits de ces nouvelles règles.

Le président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Yves Desjardins, craint toutefois que le resserrement des règles provoque de nouvelles fermetures de résidences.

Il explique que les propriétaires doivent doter leurs résidences de gicleurs, revoir leur système d’alarme et modifier leur bâtiment, en plus d'embaucher du personnel.

On est tous pour la sécurité, mais on trouve que la bouchée est grande en si peu de temps.

Yves Desjardins, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés

Le président-directeur général affirme que de nombreuses résidences ont fermé leur porte dans les trois dernières années.

Bas-Saint-Laurent

Santé