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Immigration francophone : les besoins demeurent grands

En avant plan, Jean Johnson. En arrière-plan, des gens debout qui discutent.

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadiennes, Jean Johnson

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le manque de services a encore une fois été au cœur des débats de la Journée de réflexion sur l'immigration francophone, qui se déroule à Calgary. Près de 155 personnes ont participé à la rencontre, mercredi, à Calgary.

Plusieurs employés de centres d’aide aux immigrants francophones ont pris la parole pour dénoncer le manque de financement qu’ils reçoivent du gouvernement fédéral. Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne, Jean Johnson, dit s'attendre à ce que le gouvernement fédéral annonce prochainement un nouvel investissement pour soutenir les services en français.

« Et on souhaite que ces investissements-là soient des investissements directs auprès de nos groupes communautaires afin qu'on bâtisse la capacité des services, explique-t-il. Il faut qu'on cesse de construire des programmes bilingues. Par là, je veux dire des institutions anglophones qui engagent un francophone et qui disent : "Nous, on offre un programme bilingue." Ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas. »

Des réfugiés très francophones

Et il a beaucoup été question de réfugiés pendant cette conférence. Le président de l'Association canadienne-française de l'Alberta, Marc Arnal, rappelle qu'il y a plus de réfugiés parmi les immigrants francophones que parmi les immigrants anglophones. « Les réfugiés, en général, ont besoin de plus d'aide, précise-t-il. Et un des principes fondamentaux de notre citoyenneté, c'est l'équité. La manière pour moi de comprendre l'équité, c'est que ceux qui ont besoin de plus d'aide en reçoivent plus, et ce n’est pas le cas en ce moment. »

La coordonnatrice du réseau d'immigration francophone du Manitoba, Salwa Meddri, ajoute que le problème n’est pas unique à l’Alberta. « Avoir accès à des services en français, ça fait une énorme différence parce que ça va leur donner beaucoup plus de perspective en matière d'intégration économique, sociale et culturelle », explique-t-elle.

Ces discussions se poursuivront avec la tenue d'un Symposium sur l'immigration francophone, qui regroupera des représentants des gouvernements fédéral et provinciaux, et des communautés francophones. Ce symposium est organisé par la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne et se tiendra le 22 mars, également à Calgary.

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