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La Meute s'en prend à un conférencier lors d'un colloque sur l'extrême droite

Un homme portant une tuque avec le logo de La Meute devant le Parlement à Ottawa.
Sylvain Brouillette, porte-parole de La Meute, lors d'une manifestation contre Justin Trudeau sur la colline du Parlement, le 18 février dernier Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La question de l'extrême droite au Québec a fait l'objet d'échanges houleux entre les conférenciers et des représentants de la Meute, lors d'un colloque au Cégep Edouard-Montpetit, à Longueuil.

Une trentaine de membres du groupe nationaliste La Meute, qui étaient présents à cette journée de conférences organisées par le Centre d'expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR), ont vivement réagi lorsque le professeur de sociologie Martin Geoffroy a qualifié leur groupe de sectaire et d'apparenté à l'extrême droite.

« Votre étude est complètement biaisée », a ainsi lancé Sylvain Brouillette, porte-parole du groupe, après que M. Geoffroy eut affirmé que La Meute « affichait des caractéristiques similaires à celles de l'extrême droite ».

« On n'est pas anti-islam, on est anti-islam radical. Vous dites que nous avons un discours religieux et c'est complètement faux », a encore soutenu M. Brouillette.

Outre l'espace médiatique occupé par La Meute et d'autres groupes du même genre, les experts estiment pourtant que l'extrême droite est un phénomène marginal au Québec. C'est du moins ce qu'avance Frédéric Boily, professeur de sciences politiques à l'Université de l'Alberta.

« Oui, il y a des manifestations d'extrême droite au Québec, mais les contours [du mouvement] sont imprécis. Ce n'est pas une force politique importante, à mon avis, parce que les groupes d'extrême droite visent plutôt une action intellectuelle, une action d'influence », affirme-t-il.

« C'est un phénomène qui se trouve davantage dans la marge. »

M. Boily reconnaît malgré tout que l'influence de la mouvance n'est pas négligeable sur Internet.

Le professeur s'est ainsi penché sur le cas de la Fédération des Québécois de souche.

« Cela ne représente probablement pas un nombre important de personnes, mais la question ne porte pas sur le nombre de personnes. Nous nous trouvons en fait dans un autre univers médiatique, aujourd'hui, avec les sites Internet et toutes les possibilités qu'offre la toile. »

Avec les informations de Myriam Fimbry

Société