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Attentat à la mosquée de Québec : Alexandre Bissonnette plaide non coupable

Une illustration d'Alexandre Bissonnette lors de son passage au tribunal le 26 mars 2018

Photo : Radio-Canada / Francis Desharnais

Radio-Canada

L'accusé de l'attentat à la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, a plaidé non coupable lundi matin au palais de justice de Québec.

Un texte de Yannick Bergeron

Le juge Francois Huot a fait déplacer Alexandre Bissonnette à la barre des témoins pour lui lire les douze accusations, une à une.

Le jeune homme de 28 ans, vêtu d'une chemise bleu pâle, a répondu non coupable avec assurance aux six chefs d'accusation de meurtre au premier degré et aux six chefs de tentative de meurtre.

Une quarantaine de personnes ont pris place dans la salle d'audience. Des veuves des victimes et des leaders de la communauté musulmane étaient présents.

En après-midi, les parents d'Alexandre Bissonnette se sont présentés pour la première fois au palais de justice.

Cette étape des procédures permet notamment de déterminer si certains éléments de preuve seront présentés ou pas aux membres du jury.

Ces échanges se déroulent sous ordonnance de non-publication, pour éviter d'influencer les jurés qui seront sélectionnés à compter de la semaine prochaine.

Un bon bout de chemin a été fait durant l'audience, a souligné le juge, qui a fixé à mercredi matin la suite des procédures hors jury.

« Ce n'est vraiment pas pour cacher quoi que ce soit aux jurés », insiste l'avocat criminaliste Rénald Beaudry.

Me Beaudry au palais de justice de QuébecAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rénald Beaudry, avocat criminaliste

Photo : Radio-Canada

Me Beaudry explique que le jury est le juge des faits, mais que le juge du procès a la responsabilité de trancher les questions de droit. Il donne l'exemple d'une déclaration effectuée par un accusé à des policiers qui n'auraient pas respecté ses droits constitutionnels.

« Peut-être que la déclaration n'est pas libre et volontaire. Donc, le juge ne la soumettra pas au jury à ce moment-là, parce que ce serait une preuve illégale », illustre l'avocat d'expérience.

Des mesures de sécurité exceptionnelles

Le procès, qui doit durer deux mois, se déroulera sous haute surveillance.

Les gens qui veulent entrer dans la salle d’audience devront passer sous un détecteur de métal, après avoir fourni une pièce d’identité aux agents spéciaux.

Le processus de sélection du jury doit ensuite commencer le mardi 3 avril. Le juge Huot a demandé à ce que des centaines de candidats jurés soient convoqués. C’est trois fois plus que dans les procès réguliers tenus à Québec.

Il s’attend probablement à ce que plusieurs citoyens demandent une exemption. D’ailleurs, les deux premières journées seront consacrées à étudier les demandes des candidats qui ne veulent pas être jurés.

Douze accusations

Le 29 janvier 2017, une tuerie a eu lieu à la grande mosquée de Québec. Alexandre Bissonnette est accusé d'en être l'auteur.

Il fait face à six accusations de meurtre au premier degré et six autres de tentative de meurtre sur un total de 40 personnes. Son procès doit commencer la semaine prochaine.

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