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Les défis demeurent grands pour attirer de nouveaux habitants en Abitibi-Témiscamingue

Une main encercle des pictogrammes d'hommes et de femmes dessinés sur une vitre.

Bilan migratoire (archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Plamondon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La région continue de perdre ses habitants au profit d'autres régions du Québec, mais à un rythme lent.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Selon les données les plus récentes de l'Institut de la statistique du Québec, le solde migratoire interrégional était en baisse de 302 personnes l'an dernier, comparativement à une baisse de 433 personnes en 2015-2016.

Ainsi, « on y compte un peu plus d'entrants et un peu moins de sortants que l'année précédente, d'où les pertes moindres », selon le rapport.

Dans la région, deux des cinq MRC ont un bilan migratoire interne légèrement positif, soit Abitibi (0,32 %) et Rouyn-Noranda (0,12 %).

Les autres MRC de la région demeurent déficitaires, surtout celles de Témiscamingue (-0,74 %) et de La Vallée-de-l'Or (-0,58 %), qui connaissent des pertes dans tous les groupes d'âge.

La bonne santé économique de la région n'a pas réussi à freiner le départ d'une partie de la population de l'Abitibi-Témiscamingue vers d'autres régions du Québec. La tendance n'a toutefois rien de comparable au phénomène d'exode de la fin des années 90.

Les pertes annuelles se situaient autour de 2000 personnes à ce moment-là, donc la perte de 300 personnes dans la dernière année est assez faible, si on compare à ce que la région connaissait à ce moment-là.

Une citation de : Martine St-Amour, démographe à l'Institut de la statistique du Québec

Une concurrence féroce

La concurrence est désormais féroce entre les régions pour attirer de nouveaux habitants et le contexte de pénurie de main-d'œuvre accentue la situation. « On se cannibalise les uns les autres, on rivalise d'inventivité pour des mesures d'attractivité dans nos territoires. Pour moi, ce qui va faire la différence pour les gens au-delà d'un emploi disponible, ça va être l'accueil qu'on va accorder aux personnes qui choisissent de vivre chez nous », souligne Claire Bolduc, préfète de la MRC de Témiscamingue.

Claire BolducAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claire Bolduc

Photo : Gracieuseté : Claire Bolduc

Attirer de nouveaux habitants dans la région, c'est le travail d'Annick Dostaler, qui est agente de migration Place aux jeunes au Carrefour jeunesse emploi d'Abitibi-Ouest. « On sait que les jeunes qui nous suivent, ce sont des jeunes qui ont envie d'aventure, qui ont envie de faire partie intégrante d'une société, donc ça, on peut leur vendre ça, tout est à faire en Abitibi-Témiscamingue et ça allume parfois des cloches », ajoute-t-elle.

Malgré cette perte migratoire d'environ 300 personnes, la population régionale, en 2017, atteignait près de 148 000 habitants, en très légère croissance par rapport à l'année précédente, grâce, entre autres, au nombre de naissances.

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