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Howie Mandel et ICM Partners mettent la main sur Juste pour rire

Comme le souligne Louis-Philippe Ouimet, c'est une page d'histoire qui se tourne.
Radio-Canada

L'humoriste et producteur canadien Howie Mandel et l'agence d'artistes ICM Partners se portent acquéreurs du Groupe Juste pour rire.

Dans un communiqué publié mercredi, ICM Partners et Juste pour rire confirment que l’entreprise fondée par Gilbert Rozon en 1983 sera finalement reprise plutôt que démantelée à la suite du scandale sexuel qui a incité le magnat de l’humour à s'en départir, en octobre 2017.

Dans le communiqué, le groupe d’investisseurs, représenté par ICM Partners et Howie Mandel, affirme être également en discussion avec des « joueurs québécois majeurs », sans les nommer, en vue de conclure d’autres partenariats.

Juste pour rire reste à Montréal

Les investisseurs s’engagent par ailleurs à maintenir la tenue du Festival Juste pour rire et de Just For Laughs à Montréal.

« L’acquisition permettra à Juste pour rire de continuer de briller et de grandir, et en ce sens, le groupe d’investisseurs annonce que les équipes en place à Montréal ainsi que le Festival Juste pour rire et son pendant anglophone Just For Laughs demeureront tels qu’ils sont pour la poursuite de ces objectifs », peut-on lire dans le communiqué.

Au cours des dix dernières années, je me suis produit en spectacle au Festival plusieurs fois, et j’ai une appréciation toute spéciale pour cet événement. C’est un trésor culturel, pour les communautés montréalaise et québécoise, mais aussi pour la communauté canadienne.

Howie Mandel, acteur, producteur et scénariste

Moins d'une semaine après que Québecor Média eut décidé de ne pas exercer le droit de premier refus dont elle bénéficiait, la vente de l'entreprise mise sur le marché à l'automne par Gilbert Rozon a été confirmée, mercredi. Les détails financiers de l'entente n'ont pas été dévoilés.

La centaine d'employés de Juste pour rire continueront à travailler pour l'entreprise, dont le siège social demeurera à Montréal.

Quant au fondateur et désormais ancien propriétaire, il a refusé d'accorder des entretiens aux médias, se contentant d'indiquer par message texte qu'il « avait de la peine de céder Juste pour rire ».

« Ma seule consolation, c'est que [le festival] est entre [de] très bonnes mains », a ajouté M. Rozon.

Multinationale de l'humour

Juste pour rire, maintenant partenaire du festival Toseka de Kinshasa au CongoJuste pour rire, maintenant partenaire du festival Toseka de Kinshasa au Congo Photo : http://www.hahaha.com/

En faisant l’acquisition de Juste pour rire, le groupe met aussi la main sur toutes les activités et tournées internationales de Juste pour rire, sur les émissions de télévision, ainsi que sur tous les festivals internationaux détenus par l’entreprise.

Juste pour rire, qui a des divisions en France et aux États-Unis, mène des activités de production et de distribution dans plus de 135 pays, et son contenu est diffusé à bord des avions d’une centaine de lignes aériennes.

« Juste pour rire gagne, et Montréal y trouve son compte, et plus encore. Cette alliance entre Howie Mandel et ICM Partners permet à l’entreprise de se tourner vers l’avenir et d’avoir les ressources pour continuer [sur] sa lancée », croit le président du conseil d’administration du Festival Juste pour rire, Pierre Marc Johnson.

La 36e édition du Festival Juste pour rire se tiendra à Montréal du 14 au 28 juillet 2018, confirme le communiqué.

Deux festivals de l'humour à Montréal

Cette annonce survient à peine deux jours après que le Grand Montréal comédie fest, issu d’un regroupement d’humoristes qui ont quitté la bannière de Juste pour rire, eut annoncé la conclusion d’un partenariat avec le Groupe Vidéotron pour fonder un tout nouveau festival d’humour à Montréal.

En entrevue au Téléjournal Grand Montréal, Pierre Marc Johnson a estimé que la tenue de deux événements similaires, pendant la même période du calendrier, ne devrait pas nuire à l'humour à Montréal.

« Je ne pense pas que l'on fasse affaire au même genre de festival; par exemple, les galas en salle ne représentent qu'une petite partie des revenus et des activités du festival », avance-t-il.

« Le gros, c'est la rue. Certaines années, ce sont des dépenses de cinq, voire sept millions pour donner des spectacles extérieurs, pour décorer Montréal, pour rendre vivantes les rues et la zone des spectacles. En ce sens, je ne vois pas de menaces de la part de l'autre festival. »

M. Johnson avance par ailleurs que l'animosité qui existait à l'époque de l'éclatement du scandale sur Gilbert Rozon n'est plus présente. L'ex-premier ministre signale ainsi que la « main est tendue » aux humoristes ayant décidé de quitter Juste pour rire afin qu'il y reviennent.

Avec les informations de La Presse canadienne

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