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Nouvelle usine de Molson : Longueuil accepte de payer une compensation environnementale de 2 M$

Le conseil municipal de Longueuil a approuvé, le 20 mars 2018, l'acte de vente d'un terrain de 587 000 mètres carrés qui permettra à Molson Coors d'y construire sa nouvelle usine.

Le conseil municipal de Longueuil a approuvé, le 20 mars 2018, l'acte de vente d'un terrain de 587 000 mètres carrés qui permettra à Molson Coors d'y construire sa nouvelle usine.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Radio-Canada

C'est fait : Molson Coors pourra construire sa nouvelle usine à Longueuil. Mais en plus d'approuver l'acte de vente d'un terrain au géant brassicole, le conseil municipal a accepté de payer une compensation de deux millions de dollars au ministère de l'Environnement du Québec afin de passer outre à des normes découlant de la nouvelle Loi sur la conservation des milieux humides.

Malgré ce débours supplémentaire, la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, martèle que le dossier du déménagement de l'usine Molson, jusqu'alors située en bordure du fleuve Saint-Laurent, dans l'arrondissement Ville-Marie, à Montréal, n'a « jamais » été compromis.

Mme Parent précise que les terrains destinés à la construction de la nouvelle usine jouissaient d'une autorisation accordée depuis 2008, et qu'il y aurait eu, depuis cette date, des développements dans cette friche industrielle sans que le gouvernement du Québec intervienne.

Jusqu'en 2017, quand les municipalités devaient préserver des milieux humides, elles pouvaient échanger des terrains et en protéger d'autres, a expliqué la mairesse en entrevue.

Toutefois, l'adoption en 2017 de la nouvelle Loi sur la conservation des milieux humides a changé la donne.

En janvier dernier, quand Molson a procédé à une vérification diligente pour s'assurer que le processus de construction pouvait débuter, « c'est là que le ministère nous a dit que la nouvelle loi existe », a mentionné Mme Parent. À la suite d'une nouvelle évaluation environnementale, la Ville de Longueuil a appris qu'elle devra débourser une facture de deux millions de dollars.

Aux yeux de la mairesse, cette nouvelle loi a le potentiel de « bloquer le développement sur l'ensemble du territoire québécois ».

La première magistrate dit ainsi craindre les possibles impacts pécuniaires d'éventuels projets de construction d'écoles, de résidences pour personnes âgées, ou encore de coopératives d'habitation.

En plus d'approuver le versement de la compensation au ministère de l'Environnement du Québec, les élus longueuillois ont également approuvé l'acte de vente du terrain de 587 000 mètres carrés situé près de l'aéroport de Saint-Hubert. Selon Molson Coors, la première pelletée de terre est prévue en mai ou en juin.

La somme de deux millions de dollars sera versée au Fonds de protection de l'environnement et du domaine hydrique de l'État. Il devrait être retourné à l'agglomération de Longueuil pour préserver l'environnement.

L'opposition déçue

Mme Parent n'est pas la seule élue à être déçue de l'existence de cette embûche qui s'est dressée devant le projet de construction de l'usine de Molson.

Xavier Léger, conseiller municipal et chef de l'opposition, a été surpris par le montant réclamé par Québec.

Il estime par ailleurs qu'il sera du ressort de la mairesse « de faire les démarches pour que ces deux millions nous reviennent, reviennent aux citoyens de Longueuil ».

Avec les informations de Marie-Laure Josselin

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