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Plus il y a de bateaux, moins il y a d'espèces de poissons, selon des chercheurs de Victoria

Un poisson nage au milieu d'herbes marines.
Un sébaste juvénile près de Barkley Sound. Photo: Université de Victoria/Emily Adamczyk
Radio-Canada

Les activités des bateaux en mer ainsi que dans les marinas et les terminaux de traversiers nuisent à la diversité de poissons dans les herbiers de la côte Pacifique, affirment des chercheurs de l'Université de Victoria. Ces derniers ont examiné les différentes espèces présentes dans ces prairies sous-marines.

Un texte d’Eva Uguen-Csenge

Selon l’étude publiée dans le journal scientifique Global Change Biology, les endroits où il y a des activités humaines importantes peuvent seulement accueillir quelques espèces de poissons plus robustes.

« Il y avait plus d’espèces résistantes dans ces endroits comme l’épinoche à trois épines, qui s’adapte bien à la vie auprès des humains », explique Josie Iacarella, coauteure de l’étude, qui a fait l’analyse de 89 herbiers sous-marins sur la côte. Les épinoches se reproduisent rapidement et supportent une marge de salinité plus large.

La chercheuse postdoctorale ajoute que les espèces plus rares et plus vulnérables, par exemple le sébaste, ont plutôt tendance à se trouver dans des habitats à l’abri des activités humaines.

Ces espèces sont notamment sensibles au bruit des bateaux et à l’ancrage dans les herbiers, par exemple près de l’Inlet Saanich et des ports de Victoria et de Sooke.

« Le remous des hélices soulève le fond marin et trouble l’eau, dit Mme Iacarella. Donc, ça devient difficile pour les poissons de trouver de la nourriture. »

Elle affirme que les prairies sous-marines de la côte ouest doivent être protégées afin de préserver la biodiversité parce que les espèces ne survivent pas quand leur habitat est limité à une zone restreinte.

Pour avoir de fortes populations, il faut plusieurs endroits où elles peuvent survivre.

Josie Iacarella, chercheuse postdoctorale à l'Université de Victoria

Mme Iacarella pense que, même dans le détroit de Georgia, hautement fréquenté par les pétroliers et d'autres navires, les activités humaines pourraient être réduites pour minimiser l’impact sur les poissons.

Colombie-Britannique et Yukon

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