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Trou noir : les gouvernements annoncent un soutien au revenu et des services de formation

Les politiciens en conférence de presse à Fredericton.

Les gouvernements provincial et fédéral ont annoncé le financement d'une aide au revenu et de services de formation pour les prestataires d'assurance-emploi touchés par le trou noir au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Un programme financé par le gouvernement fédéral offrira immédiatement un soutien du revenu et des services de formation aux Néo-Brunswickois touchés par le trou noir entre leurs prestations d'assurance-emploi et leur emploi saisonnier.

Le projet pilote du programme des travailleurs saisonniers offrira de la formation ou de l’expérience de travail de sept semaines aux employés des secteurs des pêches, de l’agriculture, de la foresterie et du tourisme dans la région économique 09 de l’assurance-emploi.

C’est ce qu’ont annoncé mardi matin à Fredericton le député fédéral Serge Cormier et le ministre du Travail Gilles LePage.

La région 09 de l’assurance-emploi

Il s’agit de la région de Restigouche-Albert, qui comprend les comtés de Gloucester, de Kent, de Northumberland, du Restigouche et une partie des comtés de York, de Sunbury, d’Albert et de Westmorland.

Le taux de chômage dans cette région de l’assurance-emploi est passé de 15,2 % en septembre 2016 à 11,5 % en septembre 2017. Cela s’est traduit par une réduction de la période de prestations d’assurance-emploi de 7 semaines, la faisant passer de 30 à 23 semaines.

Des formations de 30 heures selon certaines conditions

Le programme pilote sera offert en deux phases, soit de mars à juin 2018 et de février à mars 2019. Pour être admissibles, les participants doivent avoir occupé un emploi saisonnier pendant au moins deux ans dans les secteurs des pêches, de l’agriculture, de la foresterie ou du tourisme et habiter la région concernée.

Ils doivent, entre autres, se montrer prêts à rencontrer un conseiller en emploi pour établir un plan.

Les participants peuvent suivre une formation générale de 30 heures par semaine et recevoir un remplacement de l’assurance-emploi correspondant au maximum de leur dernière prestation d’assurance-emploi. Ils ont aussi le choix de suivre une formation de 30 heures par semaine auprès d’un employeur en particulier et recevoir un remboursement du salaire correspondant à 50 % du taux horaire, jusqu’à un maximum de 10 $ l’heure. Les travailleurs âgés de plus de 50 ans peuvent avoir droit à un remboursement du salaire pour un nombre maximal de 40 heures par semaine, en plus des cotisations obligatoires de l’employeur.

Une annonce décevante pour les travailleurs

« C’est un peu complexe, ce qu’ils ont expliqué », lance d’emblée le porte-parole du comité d'action de l'assurance-emploi des travailleurs saisonniers, dans la Péninsule acadienne, Fernand Thibodeau.

Mais chose certaine, ce n’est pas ce que les travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick demandent aux gouvernements.

C’est vraiment pas ce que les gens veulent. Ils ne veulent pas aller en formation.

Fernand Thibodeau, porte-parole du comité d'action de l'assurance-emploi des travailleurs saisonniers, dans la Péninsule acadienne
Dimanche, Fernand Thibodeau s'est exprimé avec force sur le programme d'assurance-emploi.

Dimanche, Fernand Thibodeau s'est exprimé avec force sur le programme d'assurance-emploi.

Photo : Radio-Canada

Les représentants des travailleurs ont d’ailleurs rencontré les gouvernements lundi, la veille de l’annonce. Une rencontre qui n’a pas eu les résultats souhaités, selon Fernand Thibodeau. « On peut pas dire qu’on a été écoutés. On pense pas que cette situation-là règle vraiment le problème du trou noir ».

Fernand Thibodeau rencontrera les travailleurs saisonniers mercredi matin à Tracadie pour leur expliquer cette annonce et décider de la suite des choses. « Suite à ça, les travailleurs et travailleuses saisonniers décideront ce qu’ils veulent faire comme manifestation demain », conclut Fernand Thibodeau.

Le financement du projet pilote vient d’Emploi et Développement social Canada, qui a alloué au Nouveau-Brunswick 2,5 millions de dollars sur les 10 millions de dollars promis lors de l’annonce du dernier budget fédéral pour fournir immédiatement un soutien aux travailleurs touchés par le trou noir.

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