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Toujours autant d'heures supplémentaires obligatoires dans les hôpitaux

Les infirmières se feront entendre samedi, à Québec.

Les infirmières de la région font encore du temps supplémentaire obligatoire

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre d'infirmières ayant dû travailler des heures supplémentaires et des heures supplémentaires obligatoires au Saguenay-Lac-Saint-Jean a atteint des sommets le week-end dernier, et ce, quelques semaines après la mise en place d'un plan d'action pour contrer ce phénomène.

La fin de semaine du 16 au 18 mars a été très exigeante pour le personnel infirmier dans la région.

Plusieurs infirmières ont dû accomplir des quarts de travail de 16 heures et parfois, revenir au boulot dès le lendemain.

En 12 et même 13 ans, je n'ai jamais vu des fins de semaine comme ça où des semaines avec un taux aussi haut de temps supplémentaire et de temps supplémentaire obligatoire.

Julie Bouchard, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Étudiantes non-disponibles

L'arrivée du printemps coïncide avec la période d'examens des futures finissantes en soins infirmiers. Elles ne sont donc pas disponibles pour le travail.

Selon la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), l'absentéisme et un achalandage plus élevé dans les hôpitaux en raison de l'éclosion tardive des cas de grippe dans la région ont contribué à cette explosion des heures supplémentaires.

« La situation est multifactorielle. Est-ce que c'est le taux d'achalandage d'un hôpital qui fait en sorte qu'on fait plus de temps supplémentaire? C'est probable », estime Karine Gagnon, agente d'information au CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

Si le contexte était plus difficile à l'hôpital de Chicoutimi, le syndicat et la direction du CIUSSS reconnaissent que la situation était plus normale ailleurs dans la région.

Moins de six semaines après la mise en place d'un plan d'action pour résoudre ce problème, plusieurs infirmières demeurent sceptiques.

Le personnel de soir est obligé de rester de nuit. Nous autres de jour, on rentre plus tôt pour sauver nos collègues, parce que ça tombe comme des mouches.

Une infirmière

« Quand tes enfants de 10 ans te demandent : « qu’est-ce que tu fais maman? » Je fais du TSO [temps supplémentaire obligatoire]. C’est pas normal à 10 ans de savoir c’est quoi un TSO », ajoute une autre infirmière.

Tant la direction du CIUSSS que le syndicat étaient incapables de fournir des chiffres précis pour documenter la situation.

Mais du côté du CIUSSS, on affirme travailler activement pour améliorer les conditions de travail et atténuer les désagréments pour le personnel touché.

D’après de le reportage de Frédéric Tremblay

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