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La CAQ veut une alliance énergétique avec l'Ontario et les Maritimes

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, prononçait une allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

Afin de bien garnir les coffres de l'État, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) veut créer une alliance énergétique pour exporter davantage d'électricité québécoise.

François Legault a fait cette annonce lundi lors d'une allocution prononcée devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). Cette alliance réunirait le Québec à l'Ontario et aux provinces atlantiques.

Si son parti est élu au pouvoir en octobre prochain, le chef caquiste entrevoit ainsi la construction de nouvelles lignes de transport vers l'Ontario, le Nord-Est des États-Unis et même vers le Midwest. Il n'exclut pas non plus la construction d'un autre barrage au Québec pour remplir ses futurs contrats.

« Si les Québécois nous font confiance, j'ai l'intention de lancer des discussions pour forger une alliance avec l'Ontario et avec les provinces atlantiques : l'Alliance énergétique. En fait, nous devons avoir l'ambition d'augmenter de façon importante les exportations d'électricité du Québec, et donc, d'enrichir les Québécois », a-t-il dit.

François Legault entend convaincre les Ontariens de se joindre à son projet en leur faisant miroiter la livraison d'électricité à un coût abordable, ce qui aiderait leurs entreprises à être concurrentielles. Il mise sur le fait que la réfection et la fermeture des centrales nucléaires en Ontario provoquent une hausse des tarifs d'électricité.

Il estime qu'une telle alliance permettrait aussi au Québec de mettre fin au conflit l'opposant à Terre-Neuve depuis des décennies au sujet de l'hydroélectricité.

Emplois

En septembre dernier, la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, avait toutefois contredit M. Legault, qui s'était vanté de l'ouverture manifestée par la dirigeante à son plan d'exportation en Ontario. Mme Wynne avait même souligné que sa province n'avait pas de grands besoins en énergie à ce moment.

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le chef caquiste dit comprendre la réticence : la réfection des centrales nucléaires crée de l'emploi en Ontario, alors que l'hydroélectricité crée des emplois au Québec. Mais cela n'efface pas le problème de compétitivité des entreprises ontariennes, croit-il, et avec cet appât, il pense pouvoir les convaincre.

D'ailleurs, un futur barrage pourrait être construit par l'alliance, ce qui serait une façon de convaincre les Ontariens, par exemple, d'embarquer dans le projet.

Pour François Legault, l'électricité est « l'affaire du siècle », a-t-il lancé lundi dans son discours.

Son projet s'inscrit aussi dans la lutte contre les changements climatiques, a-t-il fait valoir, puisque l'hydroélectricité est une énergie non polluante.

Le Québec constitue une immense batterie d'énergie propre dans le nord-est de l'Amérique.

François Legault, chef de la CAQ

Il a rappelé qu'Hydro-Québec a récemment remporté un important appel d'offres au Massachusetts – qui pourrait générer 10 milliards de dollars de revenus en 20 ans – et voudrait multiplier ce type de réussites.

Commerce avec les États-Unis

La relation commerciale Québec-États-Unis doit rester la « priorité absolue », malgré la montée du protectionnisme américain, a-t-il aussi soutenu. Et cela, peu importe le président au pouvoir.

Il estime que le Québec doit intensifier les liens avec les différents paliers de gouvernement et avec les joueurs économiques importants aux États-Unis, en visant particulièrement les États du Nord-Est.

« Il faut aussi agir avec plus de force chez nous », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité d'avoir des exigences de contenu local dans les grands projets d'infrastructure québécois.

Son parti, une fois au pouvoir, les rendraient obligatoires. Il n'a toutefois pas énoncé de pourcentage minimum.

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