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L’État de Washington aussi inquiet de l'expansion de Trans Mountain

Deux hommes sont devant des podiums avec micro sur une place extérieure avec un paysage de montagnes à l'arrière-plan.
Le gouverneur de Seattle et le premier ministre de la Colombie-Britannique à Vancouver le 16 mars 2018. Photo: Radio-Canada / Valérie Gamache
Radio-Canada

L'État de Washington est un allié de la Colombie-Britannique et s'interroge sur le bien-fondé du projet d'expansion du pipeline Trans Mountain, selon son gouverneur.

Celui-ci, Jay Inslee, a dit vendredi, lors d’une rencontre avec le premier ministre John Horgan, des représentants de l’Oregon et des représentants de la Californie, que le projet menace les eaux de la côte ouest.

Il a ajouté que son État côtier et voisin de la Colombie-Britannique étudie des lois de sécurité maritime qui aideraient à réduire les effets en cas de déversement d’un pétrolier.

« Nous espérons que les efforts du premier ministre pour que les voix de ses concitoyens soient entendues aboutiront parce qu’elles ressemblent beaucoup à celles de nos concitoyens », a-t-il dit. Il a ajouté que les résidents de son État avaient récemment rejeté des projets de ports charbonnier et pétrolier.

Le politicien américain a fait l’éloge de la Colombie-Britannique en tant que chef de file en matière de protection de l’environnement. Il a toutefois soutenu que la position du gouvernement fédéral au sujet de Trans Mountain pourrait faire faire un pas en arrière par rapport au travail effectué par la province.

Pomme de discorde

Le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain, qui relie l’Alberta et la Colombie-Britannique, est un sujet de discorde entre les deux provinces.

La ministre de l’Environnement du Canada, Catherine McKenna, a reconnu vendredi que le projet provoque des différends, mais a soutenu qu’il a reçu l’approbation d’Ottawa après des révisions approfondies et qu’il sera réalisé. « Le projet a aussi été approuvé par le gouvernement précédent, et nous croyons qu’il doit aller de l’avant », a lancé la ministre.

La Colombie-Britannique demande aux tribunaux de déterminer si elle a le pouvoir de limiter la quantité de bitume dilué pouvant couler dans les pipelines situés sur le territoire de la province.

Pendant ce temps, des militants environnementalistes ont manifesté contre l'expansion du pipeline des deux côtés de la frontière canado-américaine.

Samedi, des opposants au projet ont été arrêtés après avoir violé une injonction leur interdisant de s’approcher du chantier de la pétrolière Kinder Morgan. Dimanche, des kayakistes sont partis de Seattle pour demander l’arrêt du projet d'expansion.

Avec les informations de La Presse canadienne

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale