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Un rapport du ministère de l'Éducation interpelle l'Université de Saint-Boniface

Un homme assis devant les micros.

Le ministre de l’Éducation et de la Formation, Ian Wishart, a fait l’annonce des résultats d'une analyse étoffée sur l’efficacité de tous les établissements d’éducation postsecondaire du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / BERT SAVARD

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon une analyse de tous les établissements d'éducation postsecondaire du Manitoba produite par le gouvernement, le « talon d'Achille de l'Université de Saint-Boniface (USB), c'est le nombre élevé d'étudiants étrangers inscrits à ses programmes collégiaux ».

Un texte de Denis-Michel Thibeault

Le ministre de l’Éducation et de la Formation, Ian Wishart, a annoncé des résultats de cette analyse étoffée lundi.

Le rapport, préparé par l’entreprise de consultants stratégique Higher Education Strategy Associates ( HESA ), a étudié tous les établissements d'éducation postsecondaire pour ce qui est de leur gouvernance, de leur efficacité, de la pertinence de leurs programmes d'études pour le marché du travail, de leur gestion financière, des systèmes de coordination et les services aux clients.

« Nous sommes heureux de constater que plusieurs établissements sont enlignés avec les priorités de notre gouvernement », affirme le ministre Wishart. Il juge cependant que certains établissements pourraient faire mieux.

« Une évaluation des établissements et des systèmes comme celle-ci nous permet de porter un regard sur l’état actuel des choses et de déterminer les secteurs où on pourrait faire mieux », ajoute-t-il.

Le ministre de l’Éducation souligne que la province tentera de mettre en oeuvre certaines des recommandations du rapport dans les prochains mois.

Ian Wishart veut voir des progrès dans les secteurs suivants au sein des établissements d'éducation postsecondaire :

  • augmentation de la participation des étudiants;
  • augmentation du taux de diplomation;
  • établissement d'une formule de financement basé sur les performances;
  • création de lettres de mandat spécifique pour les établissements d’enseignement;
  • augmentation de la coordination avec les régions pour satisfaire les besoins locaux;
  • modernisation du processus d’acceptation aux programmes;
  • introduction d'un mécanisme externe de contrôle de la qualité;
  • concentration du financement en capital afin de faire des améliorations stratégiques.

Le ministre de l’Éducation dit que l’objectif est d’augmenter à 77 % le nombre d’étudiants qui obtiennent un diplôme de l'un des établissements postsecondaires de la province. Il veut rattraper et dépasser la moyenne canadienne dans ce domaine. Le Manitoba a sur la moyenne canadienne un retard de 10 %.

Trop d’étudiants étrangers

Le rapport n’épargne pas l’Université de Saint-Boniface. L’une des recommandations est que le seul établissement d’enseignement francophone de la province « se concentre sur le développement de nouveaux programmes collégiaux d'intérêt et ciblant les besoins des étudiants locaux, afin d'assurer un meilleur équilibre entre les étudiants nationaux et étrangers dans ses programmes collégiaux au cours de la prochaine décennie ».

La firme HESA dit que le nombre important d'étudiants étrangers dans ses programmes collégiaux est « le talon d'Achille de l'Université de Saint-Boniface ».

Selon elle, compte tenu de la volatilité du marché du recrutement, l’USB devrait « réduire sa dépendance vis-à-vis des étudiants étrangers ».

« L'Université de Saint-Boniface et la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) devraient élaborer une stratégie qui facilite la transition de l'école secondaire vers les études postsecondaires », souligne également le rapport. Il suggère aux deux entités d'augmenter le nombre de cours crédités offerts aux élèves du secondaire.

On peut aussi lire que l'Université de Saint-Boniface et la DSFM devraient explorer comment des façons de répondre aux besoins des étudiants francophones qui envisagent des carrières dans les métiers. « Le partenariat actuel entre le Manitoba Institute of Trades and Technology (MITT) et la DSFM n'est pas durable ou viable », affirment les auteurs du rapport.

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