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Disparition du petit Ariel : la rivière des Prairies fouillée, sans résultat

Cinq policiers se tiennent sur les berges de la rivière des Prairies.
Des policiers discutaient lundi matin de l'opération de plongée, prévue plus tard dans la journée. Photo: Radio-Canada / Charles Contant

Une semaine après la disparition du jeune Ariel Jeffrey Kouakou, les plongeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont fouillé lundi la rivière des Prairies, près des berges du parc des Bateliers, mais ils n'ont fait aucune découverte concluante.

« C'est l'endroit où le jeune aurait été vu pour la dernière fois, a expliqué l'agente Andrée-Anne Picard, en matinée. On se rappelle qu'il y a une dame qui l'aurait rencontré ici lundi dernier, juste un peu avant sa disparition; donc, c'est pour ça qu'on a commencé les démarches ici. »

Les plongeurs ont effectué leurs recherches près de la rive et dans des endroits où le corps pourrait être resté pris. Mais ce n'était pas une tâche facile : comme il restait des résidus de glace et de neige qui bloquaient la lumière, les plongeurs pouvaient difficilement voir plus d'un mètre devant eux.

De plus, l'eau était si froide qu'il fallait vérifier constamment les signes vitaux des plongeurs, qui ne pouvaient passer qu'environ 35 minutes à la fois dans la rivière. Lorsque l'eau est à ce point glacée, les plongeurs doivent respirer davantage, ce qui diminue rapidement la quantité d'oxygène dont ils disposent.

Dimanche après-midi, des policiers du groupe tactique d'intervention (GTI) avaient effectué des tests dans le secteur pour vérifier la force du courant, la profondeur de la rivière et l'épaisseur de la glace.

Des policiers arpentent des terrains privés sur les berges de la rivière des Prairies.Les recherches sur la terre ferme se poursuivaient lundi pour retrouver le petit Ariel. Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Entre-temps, les recherches sur la terre ferme se poursuivent pour retrouver Ariel, 10 ans, porté disparu depuis le 12 mars dans le nord de Montréal.

Le SPVM a décidé dimanche d'élargir son périmètre afin de « se donner le plus de chances pour trouver des éléments », a expliqué l'agente Picard. Il a également demandé aux résidents de l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville de vérifier régulièrement leur cour arrière.

Un hélicoptère de la Sûreté du Québec a aussi survolé la rivière, et des policiers ont fait décoller des drones pour cartographier le parc et les berges, en plus d'inspecter les lieux avec plus de précision.

Les policiers ont jusqu'ici reçu plus de 594 éléments d'information du public depuis l'annonce de la disparition de l'enfant.

Un hélicoptère de la SQ.Un hélicoptère de la Sûreté du Québec survole la rivière des Prairies pour retrouver le jeune Ariel Jeffrey Kouakou, disparu depuis une semaine. Photo : Radio-Canada / Charles Contant

À noter que le poste de commandement mobile du SPVM est encore dans le secteur afin de recueillir des informations de la population. Il est stationné près du centre commercial Les Galeries Normandie, rue De Salaberry.

Un père qui refuse de baisser les bras

Kouadio Frédéric Kouakou, le père du garçon, vit des heures infernales, mais il tient à demeurer un « pilier » pour sa famille.

« Je vois déjà combien c’est difficile pour ma femme, combien c’est difficile pour mes enfants, combien c’est difficile pour ma petite fille, a-t-il expliqué en entrevue. Si moi je baisse les bras, tout va s’écrouler autour de moi. »

Je fais tout pour puiser dans les ressources qui sont à l’intérieur de moi pour tenir le coup. C’est difficile, mais je n’ai pas le choix. Je n’ai vraiment pas le choix.

Kouadio Frédéric Kouakou, père d'Ariel

« Je le fais pour Ariel. C’est un champion. Je veux vraiment que ses rêves de champion soient poursuivis. Sa place, c’est à l’école », a-t-il dit avant de s'effondrer en larmes.

M. Kouakou et son épouse, qui attendent d'obtenir du soutien psychologique, demeurent persuadés que leur enfant est victime d'un enlèvement.

Vendredi dernier, au terme d'un rassemblement citoyen, le père du jeune Ariel avait envoyé un émouvant message, en offrant son « pardon » à la personne qui, selon lui, détient son fils.

M. Kouakou a répété lundi qu'il lui a déjà pardonné. Cette personne a sûrement connu l'amour de ses parents, a-t-il expliqué. « Donc, qu’il comprenne que nous avons autant d’amour pour notre fils. On lui donne aussi cet amour-là. Quand il va laisser Ariel sortir, on se rencontrera. Il découvrira vraiment quel genre de personnes nous sommes. Nous ne sommes pas de mauvaises personnes. »

« Nous pouvons lui apporter notre soutien, a-t-il poursuivi. Ma femme et moi, nous avons beaucoup discuté, nous avons échangé sur la question. Nous sommes prêts à l’accompagner quelle que soit l’issu de ce qui va se passer, même s’il devait y avoir un procès. »

Ajout de 50 000 $

La récompense pour retrouver Ariel Jeffrey Kouakou, qui est porté disparu depuis une semaine, s'élève maintenant à 75 000 $. L'offre de récompense a été bonifiée de 50 000 $ lundi grâce à un donateur du nom de Bruno Rodi.

Bruno Rodi, de Brodi le roi du sofa de Laval.M. Rodi a affirmé que deux raisons ont motivé sa décision d'augmenter la récompense. Photo : Radio-Canada

Interrogé sur sa motivation, le donateur a répondu qu’il avait été touché par la situation, qu'il a des enfants et qu’il est aussi grand-père.

La récompense sera offerte si une information permet de retrouver l’enfant sain et sauf.

Samedi, Kouadio Frédéric Kouakou a offert la somme de 10 000 $ pour toute information qui permettrait de retrouver son fils.

Cette somme a été bonifiée de 15 000 $ dimanche à la suite d'un don à la famille de la part du boxeur Adonis Stevenson.

Je rêve qu’on puisse le retrouver et qu'il puisse revenir auprès de sa famille.

Adonis Stevenson, boxeur

Une page de financement participatif a également été créée par les collègues de M. Kouakou. Les membres du personnel de l'École des Berges-de-Lachine souhaitaient récolter 1000 $. En quelques jours, ils ont amassé plus de 21 000 $.

Des caméras l'avaient repéré

Ariel Jeffrey Kouakou, qui mesure 1,40 m (4 pi 7 po) et pèse environ 40 kg (88 lb), est porté disparu depuis lundi midi.

Au moment de sa disparition dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, il portait un manteau à capuchon noir orné de fourrure, un pantalon gris aux couleurs du FC Barcelone et des souliers jaunes.

Il a les yeux et les cheveux noirs et s’exprime en français.

Ariel Kouakou est disparu depuis le 12 février. Il a 10 ans, mesure 1,4 mètre, pèse 40 kilos, a les yeux noirs et les cheveux noirs. Il parle français. Au moment de sa disparition, il portait un manteau noir avec capuchon, un pantalon gris et des souliers jaunes.Ariel Jeffrey Kouakou est disparu depuis une semaine exactement. Photo : Radio-Canada

Au moins deux vidéos ont montré le garçon en train de marcher, lundi, dans le secteur. La caméra de surveillance d’une station-service du boulevard Gouin a permis d'identifier Ariel allant d'un pas décidé sur le trottoir en face du parc des Bateliers.

Des policiers, des pompiers et des bénévoles ont multiplié les recherches, la semaine dernière, fouillant sans succès les boisés et les rives voisines. Des affiches du jeune disparu ont également été distribuées dans tout le quartier.

Aucune thèse n'est actuellement privilégiée par le SPVM.

Une feuille est accrochée à la branche d'un arbre.Des feuillets ont été distribués partout dans le nord de Montréal pour retrouver le petit Ariel. Photo : Radio-Canada / Charles Contant
Avec les informations de La Presse canadienne

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