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Jeux d’hiver de l’Arctique : tout est prêt aux T.N.-O.

Une jeune femme porte le flambeau des Jeux d'hiver de l'Arctique.

Les Jeux d'hiver de l'Arctique se tiennent à Hay River et à Fort Smith du 18 au 24 mars.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

Les athlètes sont arrivés, les hôtels sont pleins, et une marée de manteaux de toutes les couleurs s'est mise à déferler dans les petites communautés de Hay River et de Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest. C'est le début des 25e Jeux d'hiver de l'Arctique.

Un texte de Mario De Ciccio

Les Jeux de l’Arctique se tiennent une fois tous les deux ans dans une région circumpolaire. Une manifestation d’envergure à saveur internationale, qui rassemble des jeunes de neuf délégations provenant de sept pays différents.

Qu'est-ce que les Jeux de l'Arctique?

L'organisation du rendez-vous nécessite des mois de travail et s’est avérée un défi de taille pour les petites communautés de Hay River (3528 habitants) et de Fort Smith (2542 habitants).

La région de South Slave a déjà accueilli les Jeux en 1978, mais l'organisation nécessaire pour accueillir près de 2000 athlètes et les personnes qui les accompagnent est bien différente 40 ans plus tard.

Au cours des derniers mois, la société hôtesse des Jeux a fait face à plusieurs problèmes, dont le manque de bénévoles et d’hébergement. L’ouverture d’un nouveau centre récréatif à Hay River s'est aussi fait attendre jusqu’à la dernière minute, soit une semaine avant les Jeux.

Cependant, les organisateurs disent avoir réussi à tout préparer à temps avec leurs bénévoles, qui étaient environ 1500.

Les Jeux d’une communauté

Une pancarte souhaite la bienvenue aux athlètes.

Les pancartes de bienvenues dans la cour des résidents sont nombreuses à Hay River.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Pour la durée des Jeux, l’école francophone de Hay River, l'École Boréale, a été transformée en dortoirs pour quelques délégations. D’ailleurs, toutes les écoles de Hay River servent d’hébergement pour les athlètes.

Comme beaucoup des habitants de la municipalité, le directeur de l’École Boréale, Richard Létourneau, porte la veste de bénévole. Il dit avoir vu un véritable engouement de leur part.

La plupart des gens dans la communauté sont, d’une façon ou d’une autre, impliqués dans ces jeux.

Richard Létourneau, directeur de l’École Boréale.

Selon lui, les effets des Jeux dans sa communauté devraient persister pendant plusieurs années, notamment grâce au nouvel aréna qui a été construit pour l'occasion, mais surtout grâce à son effet auprès des jeunes.

« C’est une bonne opportunité pour eux de rencontrer des jeunes d’ailleurs », dit-il. « Ce n’est pas tout le monde qui peut participer à des jeux d’envergure; c’est donc une occasion de participer à quelque chose de signifiant. Il y a des objectifs sportifs, mais ça va au-delà du sport, c’est certain. »

Par la porte entrouverte d'une salle de classe, on peut voir une rangée de lits superposés.

Les classes de l'École Boréale se sont transformées en dortoirs pour filles.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Maintenir les traditions

Les Jeux d'hiver de l'Arctique jouent un rôle important dans le développement du sport dans le nord du pays, particulièrement dans la promotion des sports traditionnels. Cette année, 16 compétitions dénées et inuites seront disputées.

« Ils ont certainement joué un rôle dans la renaissance des sports traditionnels », croit Patti-Kay Hamilton, une résidente de Fort Smith, responsable du ski de fond. « Avant, on n’aurait pas vu beaucoup de jeunes intéressés par les courses de traîneaux à chiens, mais avec les Jeux, on a vu une véritable croissance dans ces sports. »

Les athlètes portant les couleurs du Nunavut descendent d'un avion sous un ciel bleu.

Les athlètes du Nunavut arrivent à Hay River.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Même si les Jeux semblent prendre de l’ampleur d’année en année, le comité international assure vouloir maintenir son aspect traditionnel et culturel en encourageant la participation des petites collectivités et en limitant la taille des délégations.

« Nous travaillons très fort pour garder les nombres de participants à moins de 2000 pour permettre aux plus petites délégations de participer », explique la coordinatrice des opérations pour le comité international, Doris Landry.

Les Jeux se poursuivent jusqu'au 24 mars.

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