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Les proches du jeune Ariel offrent 10 000 $ à quiconque les aide à retrouver leur fils

Kouadio Frédéric Kouakou, le père du jeune Ariel

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La famille du jeune Ariel, le garçon de 10 ans porté disparu depuis lundi dans le nord de Montréal, a proposé samedi, au terme d'un rassemblement citoyen, la somme de 10 000 $ pour toute information qui permettrait de retrouver leur fils.

« Tout ce que nous voulons, c'est qu'[Ariel] revienne sain et sauf », a déclaré, en pleurs, son père, Kouadio Frédéric Kouakou, tout en remerciant également les forces de l'ordre.

Cette somme, a-t-il assuré, sera destinée à « toutes les personnes qui pourraient nous aider à retrouver Ariel. Chaque détail est important, même le plus petit détail ».

Après avoir déjà avoué la veille, dans un émouvant cri du coeur, n'avoir ni « haine ni rancœur » contre la personne qui pourrait détenir son enfant, ce dernier a une nouvelle fois assuré qu'il lui accordait son « pardon ».

Alerte Amber demandée

Samedi matin, plusieurs centaines de citoyens se sont rassemblés pour soutenir cette famille et refaire le parcours emprunté en début de semaine par le jeune Ariel, dans le but de découvrir des indices qui permettraient de le retrouver.

De nombreuses affiches de soutien ont été brandies. Des manifestants ont également demandé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de relancer l’alerte Amber.

Celle-ci avait été dans un premier temps lancée mardi après-midi, avant d’être levée en fin de soirée. Le SPVM expliquait n’avoir aucun indice laissant croire à un enlèvement, raison pour laquelle un tel système est mis en place.

Un citoyen tend une affiche.

Des dizaines et des dizaines de citoyens sont venues soutenir la famille du jeune Ariel samedi 17 mars 2018.

Photo : Radio-Canada

Se disant très touchées par cette situation, plusieurs personnes ont confié à Radio-Canada leur envie d'aider cette famille.

« J’ai trois enfants et mon fils a 10 ans, a indiqué une mère de famille. Si ça m’arrivait à moi, je ne sais pas ce que je ferais. »

Un père a lui aussi fait part de son soutien. « Si ça nous arrive, j’aimerais savoir qu’il y a du monde qui va venir [pour nous aider] dans ce temps très difficile », a-t-il souligné.

Les policiers, de leur côté, poursuivent les rencontres avec des résidents du secteur.

« On reprend un peu les démarches qui ont été entamées hier, a détaillé samedi matin la porte-parole du Service de police de Montréal (SPVM), Andrée-Anne Picard. On poursuit le porte-à-porte dans les rues qui n’ont pas pu être faites, ainsi que la vérification et le ratissage des cours arrière. »

Ariel Jeffrey Kouakou

Il mesure 1,40 m (4 pi 7 po) et pèse environ 40 kg (88 lb). Il a les yeux et les cheveux noirs et s’exprime en français.

Au moment de sa disparition, il portait un manteau à capuchon noir orné de fourrure, un pantalon gris aux couleurs du FC Barcelone et des souliers jaunes.

Toute personne ayant des informations peut appeler Info-Crime au 514 393-1133 ou le 911.

Sans nouvelles depuis lundi

Ariel Jeffrey Kouakou est porté disparu depuis lundi midi. Il avait quitté son domicile à pied, pour se rendre chez un ami qui habitait à proximité. Ce dernier n’était cependant pas chez lui, mais Ariel n’est jamais rentré au domicile de ses parents.

Photo du garçon en chemise et noeud papillon

Ariel Jeffrey Kouakou est disparu depuis lundi midi.

Photo : Radio-Canada

Tout au long de la semaine, les recherches se sont multipliées, particulièrement aux abords de la rivière des Prairies. Des policiers, des pompiers et des bénévoles ont fouillé les boisés et les rives. Des affiches du jeune disparu ont aussi été distribuées dans le quartier.

Les forces de l'ordre demandent notamment aux citoyens de vérifier leur cour arrière, afin de voir si l’enfant ne s’y trouve pas. Si les résidents possèdent une caméra extérieure, les policiers invitent les propriétaires à visionner les images.

De telles mesures pourraient « donner [à la police] cette petite information qui nous manque pour faire progresser l'enquête », a ajouté Andrée-Anne Picard.

À ce jour, a-t-elle précisé, le SPVM a reçu une centaine d'informations provenant d'« un peu partout au Canada », mais celles-ci « se sont avérées pour le moment non fondées ».

Avec les informations de Karine Bastien.

Grand Montréal

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