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Le plan de la Ville d'Ottawa pour mettre fin à l'itinérance stagne

Un homme vu de dos dans la rue qui tend un verre pour recevoir de l'argent.
Un sans-abri mendie à la station Mackenzie King d'OC Transpo à Ottawa. Photo: Radio-Canada / Christian Milette
CBC.ca

À mi-chemin de sa stratégie de dix ans visant à mettre un terme à l'itinérance chronique, la Ville d'Ottawa ne semble pas s'approcher de son objectif.

Ottawa a connu une augmentation spectaculaire du nombre de familles sans-abri. Et seulement 23 personnes sont sorties des refuges pour emménager dans un logement permanent.

La Ville a dépassé ses objectifs en ce qui a trait aux subventions au logement et à la construction de logements abordables, mais il y a eu une augmentation de 143 % du nombre de familles sans-abri depuis 2014.

L'itinérance chronique n'a diminué que de 5 % chez les célibataires du système d'hébergement.

La Ville a fait du modèle « Logement d'abord » l'une des pierres angulaires de son plan de lutte contre l'itinérance.

Il offre aux usagers de refuges de longue date un lieu de résidence et fournit des services de soutien, y compris des visites régulières des travailleurs sociaux, afin que les itinérants deviennent autonomes et paient leur propre loyer.

Le plan a permis l'accueil de 519 ménages, soit plus du double du nombre espéré par la Ville. Vendredi, la Ville d'Ottawa a précisé que 333 d'entre eux font encore partie du programme et que 151 participants l'ont terminé.

Difficile à suivre

Selon la directrice des services de logement de la Ville, Shelley Vanbuskirk, il est toutefois difficile de savoir ce qu'il advient des personnes qui quittent ce programme d'accueil.

« Dans l'idéal, nous serions en mesure de vérifier leur situation, explique-t-elle. C'est difficile de prendre contact avec elles. »

La Ville ne sait pas, par exemple, si les personnes réussissent à se maintenir à flot financièrement à long terme une fois qu'elles ont quitté le programme. Par contre, elle sait qu'au moins 14 anciens participants sont retournés dans des refuges.

Un coût de 9,1 millions de dollars

Chaque année, Ottawa dépense 9,1 millions de dollars pour cette initiative en matière de logement, adoptée en 2008, puis révisée en 2014.

Une auto-évaluation du programme a révélé des insuffisances l'an dernier : de trop longues périodes d'attente et des subventions insuffisantes, notamment.

Selon le rapport de la Ville, le personnel prévoit revoir la façon dont le système d'intégration dans un logement fonctionnera à l'avenir.

Garder les sans-abri chroniques hors du système de refuges était considéré comme moins cher pour le gouvernement à long terme.

La Ville espérait économiser de l'argent en sortant les itinérants des refuges, ce qui lui aurait permis de réinvestir cette épargne dans des services pour aider les personnes à rester chez elles.

Ottawa a été en mesure de le faire en 2015 lorsqu'elle a réalisé des économies d'environ un million de dollars, mais cela a été difficile ces dernières années en raison de la demande accrue des services d'hébergement.

Le Comité des services communautaires et de protection (SCP) de la Ville tiendra compte des progrès accomplis le 22 mars.

Ottawa-Gatineau

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