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La justice pour les jeunes Autochtones toujours au centre d'un camp à Regina

Richelle Dubois montre une feuille avec des informations sur l'enquête sur la mort de son fils.
Richelle Dubois a fait part de ses doutes sur l’enquête qui a suivi la découverte du corps de son fils de 14 ans dans un ruisseau de Regina en 2015. Photo: Radio-Canada / CBC/Nicole Huck
Radio-Canada

Un camp de protestation a été établi devant le palais législatif de Regina, fin février, dans la foulée des verdicts de non-culpabilité associés à la mort de Colten Boushie et de Tina Fontaine. Une poignée de personnes qui l'occupent demandent toujours une plus grande justice pour les jeunes Autochtones « perdus aux mains des services de protection de la jeunesse, du système judiciaire et de la violence ».

« Je pense que cela apporte une plus grande conscientisation », témoigne l’une des occupantes du camp, Richelle Dubois. « Les gens nous posent des questions et je crois que cette sensibilisation est importante. C’est un changement, peu importe si celui-ci est grand ou petit. »

Richelle Dubois remet en question l’enquête ayant suivi la mort de son fils de 14 ans. Ce dernier a été retrouvé mort dans un ruisseau de Regina en 2015.

Mais, pour elle, le camp n’est pas seulement un espace de contestation et de sensibilisation, mais aussi un espace de guérison.

« Cela nous rapproche et nous apporte un plus grand sens de la communauté et de la famille, explique-t-elle. Je considère que ma famille a grandi au cours des deux dernières semaines avec les gens qui sont ici et le soutien que nous avons reçu, alors c'est positif. »

Richelle Dubois et sa mère se tiennent auprès du feu dans une tente du camp de protestation érigé face à l'Assemblée législative de la Saskatchewan.Richelle Dubois est l'une des organisatrices du camp de protestation nommé « Justice pour nos enfants volés ». Photo : Radio-Canada / CBC/Nicole Huck

Des réactions mitigées

Les occupants du camp ont reçu des réactions mitigées de la part des passants, selon Prescott Demas, qui est au camp depuis le premier jour. Il explique que certains jeunes se sont mis à leur crier des insultes depuis la voiture où ils se trouvaient, mais qu’ils ont aussi reçu du soutien venant de tous les milieux.

« Certaines personnes sont venues ici et elles ont un peu plus ouvert les yeux sur l'histoire du traitement des Autochtones au Canada », dit-il. Il espère que leur action permettra de sensibiliser le public au traitement qu'ont subi et subissent toujours les Autochtones.

Bien qu'ils soient installés à quelques mètres des marches du palais législatif, les membres du camp affirment qu'ils n'ont pas reçu beaucoup de visites de politiciens. Un porte-parole du gouvernement a déclaré que c'est parce que le « gouvernement de la Saskatchewan n'a reçu aucune demande précise de la part de ce groupe pour rencontrer un représentant élu ».

Avec les informations de Nicole Huck, CBC News

Saskatchewan

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