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Danse urbaine : prendre des risques pour innover

La danseuse pose pour le photographe en penchant la tête
Axelle Munezero de 100Lux Photo: Alain Wong
Radio-Canada

Bboying, waacking, locking, house, krump, popping... Ces danses sont moins connues du grand public que le hip-hop, mais très populaires auprès des danseurs urbains.

La danse urbaine est un mouvement social créé par les communautés afro-américaine et latino, qui, avec le temps, s’est complexifié. « C’est un moyen d’émancipation et d’expression qui a donné la parole à des gens qui ne l’avaient pas. Ça a fait jaillir plusieurs danses avec l’évolution des musiques », explique la danseuse Axelle Munezero, aussi directrice générale et artistique de l'organisme sans but lucratif 100Lux.

Si l’ADN de la danse urbaine est l’improvisation, les différents styles ont leur propre base et leurs mouvements.

100Lux fait partie des 8 finalistes du Grand Prix 2018 du Conseil des arts de Montréal.

Dans le popping, il y a des arrêts, des contractions musculaires, des vagues... Les danses ont des fondations et des paramètres. Les gens qui les ont inventées sont partis de quelque chose

Axelle Munezero

L’innovation passe par la prise de risques

Ces bases n’empêchent pas la prise de risques pour innover et rouvrir les portes de la danse urbaine. La danseuse et directrice artistique explique que pour prendre des risques, on sort du contexte habituel, on change les codes et la musique. « Ça peut vouloir dire danser du house sur du jazz. Et même si un style de danse exprime telle émotion, on peut exprimer une autre chose. »

Toutefois, le risque n’est pas de faire des mélanges entre les différents styles. « Au lieu de faire de la fusion, on joue avec les paramètres de la danse, les concepts des mouvements qui existent déjà. Par exemple en waacking [sa spécialité], je joue avec la rotation, la pose et le personnage », précise-t-elle.

L’improvisation en danse

Les danseurs urbains expriment souvent leur art lors d’épreuves totalement improvisées, où ils s’affrontent amicalement. « On les invite à prendre des risques et on challenge les modèles en proposant des nouveautés », explique Axelle Munezero.

Les participants ne connaissent pas la musique sur laquelle ils devront danser. Ils improvisent les mouvements de danse, mais doivent suivre certains codes.

Chaque artiste a sa saveur. Celle d’Axelle Munezero, comme le montre la vidéo ci-dessus, est de tester de nouvelles choses pour innover et surprendre. « Je n’aime pas quand ça reste pareil. J’apprécie les nouvelles idées. Ma quête personnelle est de réussir à innover autant que je le peux. »


100Lux a créé L’espace sans luxe (Nouvelle fenêtre), ouvert de 12 h à 23 h, où les gens peuvent danser et s’entraîner en toute liberté, sans avoir besoin de louer un studio ou de choisir un horaire spécifique.

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