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Dégriffer les chats est désormais interdit en Nouvelle-Écosse

Une patte de chat dotée de griffes

Le Collège vétérinaire de la Nouvelle-Écosse interdit désormais à ses membres de dégriffer les chats.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Nouvelle-Écosse devient officiellement la première province canadienne où il est interdit de dégriffer les chats.

La décision prise par le Collège vétérinaire de la Nouvelle-Écosse (la Nova Scotia Veterinary Medical Association) a été annoncée en décembre. Elle vient d’entrer en vigueur.

« Je vois cela comme étant une mutilation non directement bénéfique à l’animal. Elle est faite dans la plupart des cas pour protéger les meubles », affirme le vétérinaire à la retraite Hugh Chisholm, qui milite pour l’interdiction depuis des années.

Dégriffer les chats est interdit au Royaume-Uni, en Europe, en Australie et dans plusieurs villes en Californie. Plus de 83 000 personnes ont signé une pétition lancée sur le site change.org par Margie Scherk pour l’interdiction de cette pratique en Colombie-Britannique.

La procédure comprend l’amputation d’os des pattes du chat. Cela équivaut pour un être humain à se trancher les doigts à la dernière articulation, explique Hugh Chisholm.

L'amputation peut mener à des problèmes de santé à long terme chez l’animal, dont l’arthrite. Le chat peut aussi ressentir de la douleur dans ses pattes et ses membres parce qu’il ne peut plus marcher comme il le faisait auparavant.

Dégriffer un chat constitue désormais une violation du code de déontologie du Collège vétérinaire de la Nouvelle-Écosse, précise M. Chisholm. Les vétérinaires qui feraient quand même la procédure risqueraient de perdre leur autorisation d’exercer la profession, souligne-t-il.

Un vétérinaire exprime des réserves

La fin de la procédure dans les cas où elle est non nécessaire réjouit le vétérinaire Jeff Goodall, à Bedford, mais l’interdiction complète le préoccupe.

En général, son bureau ne dégriffait pas les chats simplement à la demande de leur propriétaire. Il ne le faisait qu’en cas de circonstances exceptionnelles, environ une fois par année, par exemple lorsqu’une personne qui subit des traitements de chimiothérapie pourrait souffrir d’importants problèmes de santé si son chat le griffait.

Toute personne qui a un trouble ou une maladie qui les empêcherait de bien guérir d’une griffure accidentelle ou qui prend un médicament ou qui subit un traitement affaiblissant leur système immunitaire serait à risque, explique Jeff Goodall.

Un chat couché sur un lit s'étire en sortant ses griffesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dégriffer les chats est une pratique interdite au Royaume-Uni, en Europe, en Australie et dans plusieurs villes en Californie.

Photo : CBC/Julian Brown

Dans un autre cas, la procédure a aidé un chat qui s’automutilait, ajoute M. Goodale. Le chat se griffait lui-même au point de se faire mal.

Le fait que les gens qui tiennent à faire dégriffer leur chat peuvent toujours obtenir la procédure dans une autre province auprès de vétérinaires qui emploieraient une méthode plus ancienne et invasive est aussi préoccupant, estime Jeff Goodale.

L’interdiction est nécessaire malgré tout, ajoute Hugh Chisholm. Il y aura toujours des gens qui voudront faire dégriffer leur chat à moins d’une interdiction, dit-il.

D’après un reportage de Marina von Stackelberg de CBC

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