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Washington annonce des sanctions contre Moscou pour ingérence dans les élections

Un drapeau russe flotte aux côtés du drapeau des États-Unis.

La saga de l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 se poursuit alors que Washington sanctionne Moscou.

Photo : AFP/Getty Images / Mladen Antonov

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les États-Unis ont annoncé jeudi une série de sanctions contre la Russie en réponse à l'ingérence présumée de Moscou dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et plusieurs cyberattaques.

Au total, 19 individus, dont l'homme d'affaires Evgueni Prigojine, proche du Kremlin, et cinq entités sont visés par ces sanctions parmi lesquelles le FSB (services de renseignements intérieurs) et le GRU (services secrets de l'armée russe).

Les noms de toutes les personnes sanctionnées apparaissent dans un acte d'inculpation publié le 16 février par le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur l'ingérence russe dans le processus électoral américain.

« Cette administration répond aux activités pernicieuses [...] de la Russie, y compris sa tentative d'interférence dans les élections américaines », a indiqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Les sanctions se traduisent en particulier par le gel des avoirs des personnes concernées et l'interdiction pour des sociétés américaines de faire des transactions avec elles. M. Mnuchin précise qu’elles s'adressent à des responsables gouvernementaux et à des oligarques russes « pour leurs activités déstabilisatrices ».

« Les sanctions annoncées aujourd'hui sont une grave déception », a réagi le démocrate Adam Schiff, membre de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, jugeant qu'elles étaient insuffisantes pour répondre à « l'attaque » perpétrée contre la démocratie américaine.

Elles sont aussi une réponse à plusieurs cyberattaques attribuées par les États-Unis à la Russie, y compris une tentative de pirater et d'espionner le réseau énergétique américain, a indiqué un responsable américain.

Le FBI, le ministère de la Sécurité intérieure et les agences de renseignement américaines ont donc déterminé que le renseignement russe et d'autres étaient à l'origine des attaques contre le secteur de l'énergie.

Les responsables américains ont déclaré que les Russes ont délibérément choisi les cibles de l'industrie énergétique américaine en obtenant l'accès à des systèmes informatiques, puis en effectuant une « reconnaissance de réseau » des systèmes de contrôle industriel qui gèrent les usines américaines et le réseau électrique.

Toujours selon les responsables américains, le gouvernement a aidé les entreprises du secteur de l'énergie à expulser les Russes de tous les systèmes actuellement connus pour avoir été pénétrés. Ils ont toutefois averti les journalistes que d'autres violations pourraient être découvertes quant au réseau énergétique.

En février, l'amiral Mike Rogers, patron de l'Agence de sécurité nationale (NSA), avait estimé devant le Congrès que les États-Unis n'en faisaient pas assez pour contrecarrer les cyberattaques russes.

« Je pense que le président Poutine est très clairement arrivé à la conclusion qu'il n'y avait pas grand risque » à mener ce type d'actions, avait-il indiqué. « On ne peut pas dire que rien n'a été fait, mais de mon point de vue, ce n'est pas assez. »

Selon le chef du renseignement américain Dan Coats, il ne fait « aucun doute » que la Russie va réutiliser les méthodes de 2016 pour tenter d'influencer les élections parlementaires de novembre aux États-Unis.

La Russie promet de riposter

Le Congrès s'était déjà prononcé pour des sanctions contre la Russie, mais le Trésor s'était contenté le 30 janvier de publier une liste de 200 responsables russes, sans annoncer de mesures punitives immédiates.

L'absence de sanctions concrètes et la seule publication d'une liste avaient soulevé des questions sur la réelle volonté de l'administration de les appliquer.

L'annonce de jeudi intervient peu après la diffusion d'un communiqué commun de Londres, Berlin, Paris et Washington, selon lequel la responsabilité de Moscou est la seule explication « plausible » à l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, a déclaré, jeudi, que Moscou préparait des mesures de représailles à la suite de cette nouvelle série de sanctions, a rapporté l'agence de presse Interfax.

« Nous réagissons avec calme. Nous avons commencé à préparer des mesures de représailles », a-t-il affirmé.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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