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Toys R Us Canada reste ouvert malgré la fermeture des magasins américains

Un magasin Toys R Us.

En janvier, Toys R Us a annoncé qu'elle fermerait quelque 180 magasins aux États-Unis dans les mois à venir.

Photo : Associated Press / Julio Cortez

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les activités de Toys R Us se poursuivent au Canada, même si la chaîne de jouets s'apprête à liquider l'inventaire de tous ses magasins aux États-Unis.

La division canadienne du géant spécialisé dans la vente de jouets a répété mercredi le même message qu'elle avait communiqué la semaine dernière, lorsque des médias avaient rapporté que Toys R Us se préparait à liquider ses magasins américains.

Selon le vice-président du marketing de Toys R Us Canada, Clint Gaudry, les 82 magasins canadiens de l'entreprise restent ouverts et l'entreprise continue d'honorer toutes ses politiques de consommateurs et ses programmes comme son registre de cadeaux pour bébés, ses cartes-cadeaux et ses programmes de fidélisation.

La division canadienne de Toys R Us s'est protégée de ses créanciers en septembre dernier, une journée après que la division américaine eut fait de même.

Des problèmes aux États-Unis

En janvier, Toys R Us avait annoncé qu'elle fermerait quelque 180 magasins aux États-Unis dans les mois à venir.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, on apprenait que le détaillant allait fermer ses 735 magasins aux États-Unis. Toys R Us a été incapable de trouver un acheteur et n'a pas été en mesure de conclure un accord portant sur la restructuration de sa dette, évaluée à plusieurs milliards de dollars américains.

C'est le PDG David Brandon qui a lui-même annoncé la nouvelle aux salariés lors d'une conférence téléphonique tenue au siège social du groupe, à Wayne, dans l'État du New Jersey. L’entreprise n’a pas voulu accorder d’entrevues aux médias.

Le détaillant Toys "R" Us s'est protégé de ses créanciers aux États-Unis.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le détaillant Toys "R" Us s'est protégé de ses créanciers aux États-Unis et fera de même au Canada.

Photo : Associated Press / Alan Diaz

Vendre les magasins canadiens

Il n'est pas impossible que la chaîne garde ses magasins les plus performants ouverts après sa liquidation.

L'une des hypothèses explorées par Toys R Us est de vendre les magasins canadiens, qui présentent un bilan positif, et 200 de ses magasins américains les plus rentables. L’entreprise liquiderait ensuite le reste des magasins, indique CNBC.

Les salariés américains, qui comptent pour plus de la moitié des 65 000 employés du groupe, garderont leur emploi encore pendant 60 jours, leur a dit David Brandon, selon CNBC.

Isaac Larian, le président et chef de l'exploitation de MGA Entertainment, une entreprise de jouets basée en Californie, entend d'ailleurs déposer une offre pour les activités canadiennes du détaillant.

Dans une brève déclaration transmise par courrier électronique à la Presse canadienne, il explique que les activités de Toys R Us Canada fonctionnent bien, qu'elles sont bien dirigées et qu'à un prix raisonnable, c'est une bonne affaire.

Le patron de MGA Entertainment, qui possède déjà des marques telles L.O.L. Surprise!, Little Tikes et Num Noms, n'a pas précisé s'il souhaitait acheter toute la chaîne au Canada ou seulement une partie.

Toys R Us avait déclaré faillite en septembre 2017, se plaçant sous la protection du chapitre 11, une disposition américaine permettant à une entreprise de continuer à fonctionner normalement à l'abri de ses créanciers.

Ailleurs dans le monde

Au Royaume-Uni, l’entreprise a été placée à la fin février sous administration judiciaire, ce qui pourrait conduire à la liquidation de ses 105 magasins et à la perte de 3200 emplois.

Le détaillant de jouets est susceptible de liquider ses magasins en France, en Espagne, en Pologne et en Australie, selon les dires de David Brandon rapporté par le Wall Street Journal.

En ce qui concerne les installations en Asie et en Europe centrale, le groupe envisagerait de les vendre, toujours selon le journal.

Toys R Us n'est que la plus récente victime d'une série de chaînes de magasins physiques qui connaissent des difficultés à un moment où le commerce électronique gagne en popularité et que les consommateurs changent leurs habitudes.

Sears Canada, qui s'était protégé de ses créanciers en juin dernier, a fini par liquider tous ses magasins.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, Reuters, et Wall Street Journal

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