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Les rangers canadiens : ces réservistes du Grand Nord

Un soldat donne une machette au Ranger.

Un ranger canadien en compagnie de soldats canadiens lors de l’opération Nunalivut 2018 à Resolute Bay.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Loin au-delà du 60e parallèle, les froids extrêmes, la faune sauvage et les étendues de glace et de neige instables peuvent devenir le pire cauchemar d'un aventurier mal préparé. C'est pourtant là que règnent les rangers canadiens, des réservistes qui subsistent dans cet immense territoire quasi-inoccupé.

Un texte de Mario De Ciccio

Comme bien des Inuits l’ont fait pendant des générations, David Analok peut passer de longues heures, voire de longues journées, à pêcher et à chasser sur la glace de l’Arctique.

Quand il enfile son manteau ou son chandail rouge du 1er Groupe de patrouilles des rangers canadiens, l’homme de Cambridge Bay devient la première ligne des Forces armées canadienne dans le Grand Nord.

Sa mission : maintenir la présence des Forces dans l’Arctique.

Le caporal-chef David Analok.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

David Analok est né à Tuktoyaktuk dans les Territoires du Nord-Ouest, mais a vécu la grande majorité de sa vie à Cambridge Bay au Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Les rangers sont des réservistes des Forces armées canadiennes. Ils sont près de 1800 hommes et femmes éparpillés au nord du 60e parallèle, dans certaines des communautés les plus isolées du pays.

Leurs tâches sont nombreuses et diverses, mais pour le caporal-chef David Analok, c’est surtout sa participation aux missions de recherches et de sauvetage qui l'incitent à rester après plus de 23 ans.

David Analok en motoneige.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

David Analok en motoneige sur la Baie de Cambridge.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Lors du déploiement des Forces dans le Grand Nord, par exemple pour les opérations annuelles Nanook et Nunalivut, les rangers deviennent l’une des références les plus importantes pour les troupes.

Leurs conseils sur les glaces, les terrains et la région en général sont souvent le point d'ancrage de bien des déplacements.

Allan Elatiak sourit à la caméraAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Allan Elatiak a vécu toute sa vie à Cambridge Bay.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Allan Elatiak est ranger dans son Cambridge Bay natal depuis 30 ans. Il n’est pas très loquace, et ses paroles se perdent souvent à travers le bruit du vent ou des générateurs. Mais quand il parle, ses collègues du Sud lui prêtent une oreille attentive.

Allan Elatiak se tient à côté d'une Ranger et de millitaires.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Allan Elatiak offre une présentation à ses collègues dans un hangar de Cambridge Bay.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Les rangers doivent souvent travailler auprès de soldats qui n’ont parfois jamais mis les pieds dans le Nord. Ils leur donnent de précieux conseils allant de techniques pour se garder au chaud aux rudiments de la construction d’igloos.

Un ranger canadien, un bloc de neige dans les mains, entouré de militaires canadiens. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un Ranger canadien explique comment construire des murs de neige lors de l’opération Nunalivut 2018 au campement à Intrepid Bay près de Resolute Bay.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Des conseils qui comptent pour beaucoup, selon le major Jason Hudson, qui commande la force opérationnelle sur le terrain pendant l’opération.

Ils vivent ici, ils travaillent ici, ils connaissent le territoire, et nous tentons d'apprendre tout ce qu’ils peuvent nous montrer.

Une citation de : Major Jason Hudson
Le major Jason Hudson sur la neige de l'ArctiqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le major Jason Hudson

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Pour les rangers, respectés aussi par leurs pairs dans la communauté, il s’agit aussi de faire partager un peu de leurs traditions ancestrales. « Plus les personnes en savent [sur le froid], mieux ce sera », explique le réserviste Matthew Manik.

Matthew Manik devant une tente. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À 37 ans, Matthew Manik dit déjà ne plus se souvenir depuis quand il est Ranger.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

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