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Une jeune carrière de cinéaste inspirée par le Wapikoni

La jeune femme aux cheveux noirs sourit à la caméra

Jemmy Echaquan Dubé

Photo : Canouk Newashish

Radio-Canada

Jemmy Echaquan Dubé n'avait pas envisagé de faire carrière dans le milieu de la télévision avant que Wapikoni mobile ne passe par son village de Lanaudière. Elle a maintenant réalisé plusieurs courts-métrages et fait actuellement un stage à l'Office national du film (ONF).

Âgée de 25 ans, Jemmy Echaquan Dubé a eu envie de faire du cinéma lors du passage de Wapikoni à Joliette où elle vivait. « J’ai voulu faire un test et j’en ai profité. »

De cette expérience est née un populaire court-métrage Deux Pocahontas en ville, dont l’objectif était de défaire certains préjugés envers les Autochtones et faire de la sensibilisation, tout en utilisant l’humour.

Rire, c’est tellement dans nos valeurs culturelles. On a utilisé ce qu’on a vécu en ville pour ce film et noté toutes les choses qu’on entend et qu’on nous dit. On n’a rien inventé. C’est un de mes films préférés

Jemmy Echaquan Dubé

La jeune femme rappelle que les préjugés sont nombreux envers les Autochtones et sont souvent véhiculés en classe. « Parfois ce qu’on lit dans les cours d’histoire, c’est totalement différent. Ils parlent des Autochtones du passé et pas de ce qui se passe en ce moment », explique-t-elle.

Wapikoni mobile fait partie des huit finalistes du Grand Prix du Conseil des arts de Montréal

Sa rencontre avec Wapikoni lui a donc donné l’envie de faire des films pour conscientiser les gens. « Quand j’ai terminé Deux Pocahontas en ville, j’ai eu envie d’en faire d’autres pour informer, certains sont plus personnels », explique-t-elle.

L’un de ses courts-métrages milite en faveur de la valorisation de la culture par les aînés.

Wapikoni, pour l’identité

Jemmy Echaquan Dubé souligne l’importance de Wapikoni à deux niveaux, tant du côté technique qu’identitaire.

Le Wapikoni est l’outil qui aide nos voix à être portées. Ça nous permet de savoir qui l'on est.

Outre cet aspect, l’aide au niveau technique donne un bon coup de main aux jeunes qui apprennent ainsi les bases du métier. « On nous donne les outils, la technique, la caméra, le logiciel de montage, le son et parfois une équipe. On nous aide aussi sur la manière de filmer, de cadrer. Ce sont plein de détails, mais ça m’a permis de savoir qui j’étais et que j’avais peut-être une passion pour la photographie et la vidéo », explique la jeune femme.

De Wapikoni à l’ONF

Après avoir eu la piqûre, Jemmy Echaquan Dubé a travaillé pour Wapikoni mobile puis a été monteuse sur plusieurs projets et pour divers organismes. Elle est maintenant en stage à l’ONF pour un an.

Elle travaille pour plusieurs départements, du studio-documentaire, au service technique, puis en communication marketing. « Je suis très touche-à-tout. J’aimerais pouvoir travailler dans les différents domaines. J’aime aussi la musique. Beaucoup de choses m’intéressent, mais la réalisation me rejoint le plus », avoue-t-elle en soulignant que son modèle est Alanis Obomsawin.

D’ailleurs, son rêve est de réaliser un long métrage.

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