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Abdulahi Sharif ne pourra plaider la non-responsabilité criminelle

Abdulahi Hasan Sharif

Des psychiatres jugent que l'auteur présumé de l'attaque d'Edmonton peut être tenu criminellement responsable des actes qui lui sont reprochés.

Photo : Service de police d'Edmonton

Radio-Canada

L'auteur présumé de l'attaque à la voiture bélier était conscient de la teneur des actes commis le 30 septembre à Edmonton, même si des troubles mentaux ne sont pas exclus.

Un texte d’Emma Hautecoeur

Abdulahi Sharif fait face à une douzaine de chefs d’accusation dont tentative de meurtre pour l'attaque au couteau contre le policier Mike Chernyk, à l’extérieur du stade Commonwealth. Il est aussi accusé de conduite dangereuse causant des lésions corporelles, sa camionnette ayant happé et blessé quatre piétons lors d’une poursuite policière, aux petites heures du 1er octobre, selon ce qui a été porté contre lui.

La procureure de la Couronne, Shelley Bykewich, a demandé mercredi que soit ajouté un chef de voies de fait graves pour l’attaque contre Mike Chernyk. Des accusations pour terrorisme ont été envisagées, mais n’ont jamais été déposées.

Des inquiétudes avaient été soulevées par des proches sur la santé mentale de l’accusé, mais les experts de l'hôpital psychiatrique Alberta Hospital jugent qu'il peut être tenu criminellement responsable, c’est-à-dire qu’il pouvait distinguer le bien du mal au moment des événements.

Son avocat, Karanpal Aujla, dit que l'évaluation en psychiatrie légale n'exclut pas les troubles mentaux. Cependant, « la barre est très haute pour déclarer un accusé non criminellement responsable », dit-il. Son état mental pourrait avoir fait les frais de traumatismes remontant à son passé en Somalie, a-t-il précisé, sans vouloir trop en dire puisque ces éléments pourraient faire partie de la défense de son client.

Abdulahi Sharif était détenu à l'hôpital psychiatrique d'Edmonton depuis que l’évaluation a été commandée le 14 novembre, puis reportée plusieurs fois par manque de ressources.

Il retournera dès mercredi au Centre de détention d’Edmonton et devrait comparaître à nouveau le 4 mai devant un juge de la Cour du Banc de la Reine.

Il pourrait être décidé à cette date s'il plaide coupable ou non.

Alberta

Procès et poursuites