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Le 24 avril, le Québec dénombrera les itinérants

Une personne est allongée sur un banc, la tête appuyée sur son sac.
Le centre La Porte ouverte (Open Door) est un centre de jour qui offre des services aux itinérants du centre-ville de Montréal. Photo: Radio-Canada / Anne-Marie Yvon
La Presse canadienne

Un dénombrement des personnes vivant en situation d'itinérance sera réalisé le soir du 24 avril et pendant les journées suivantes dans 11 régions du Québec.

Les données recueillies permettront de dresser le deuxième portrait de l'itinérance au Québec, qui sera rendu public en mars 2020. Un premier portrait du genre avait été préparé en 2014.

En procédant à cette annonce mardi matin, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a assuré que ce nouvel état des lieux inclura le phénomène de l'« itinérance cachée ».

Des données seront donc colligées sur les personnes qui n'ont pas de domicile fixe, mais qui ne vivent pas pour autant dans la rue ni dans des refuges. Ces personnes peuvent être hébergées par exemple à l'hôtel, chez des amis ou encore chez des membres de leur famille.

Un soir, 11 régions

Le dénombrement de l'itinérance visible sera mené le soir du 24 avril dans 11 régions du Québec : Saguenay-Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie et Centre-du-Québec, Estrie, Montréal, Outaouais, Chaudière-Appalaches, Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie.

L'opération, appelée Tout le monde compte, sera coordonnée sur le terrain par les centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et les centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS).

Des bénévoles seront recrutés pour participer au dénombrement.

Par le biais de cet exercice, Québec espère recueillir des données sociodémographiques qui lui permettront de mieux documenter le phénomène de l'itinérance et d'en apprendre davantage sur les services qui sont utilisés par les personnes vivant en situation d'itinérance.

Le gouvernement dit également vouloir mieux comprendre certaines réalités particulières, dont celles des jeunes, des femmes et des populations autochtones.

Même si le deuxième portrait de l'itinérance au Québec ne sera dévoilé que dans deux ans, le gouvernement assure que les données provenant du dénombrement seront accessibles d'ici là.

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