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Les Autochtones souffrent du racisme systémique à Timmins, selon une enquête

Trois femmes se tiennent près l'une de l'autres en regardant par terre.
Des membres de la communauté autochtone de Timmins pleurent la mort de l'un des leurs. Joey Knapaysweet, 21 ans, a été abattu par la police de Timmins en février. Photo: Radio-Canada / Jean-Loup Doudard
Radio-Canada

Les Autochtones de Timmins font souvent face à de la discrimination, selon une enquête de la commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne.

Les Autochtones se font surveiller dans les commerces et font face à de la discrimination lorsqu’ils cherchent un logis, d’après la commissaire en chef, Renu Mandhane. Celle-ci était de passage à Timmins la semaine dernière.

Certains se font dire de rentrer dans leurs réserves et se font traiter de « sales Indiens » par des automobilistes, dit-elle.

Si vous avez un nom autochtone ou vous paraissez autochtone, ça va affecter vos chances de trouver un logis, surtout avec la crise du logement.

Renu Mandhane, commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne
Renu Mandhane, commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne. Renu Mandhane, commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne. Photo : Radio-Canada / CBC

La communauté autochtone est tombée sous le choc en février lorsque deux membres de la Première Nation de Fort Albany sont morts à la suite d'interactions avec la police de Timmins.

Joey Knapaysweet, 21 ans, a été abattu par la police lors d’une altercation près du lac Gillies. Agnes Sutherland, 62 ans, est décédée à l’hôpital après avoir été détenue à la station de police de Timmins.

Alors que les chefs autochtones dénonçaient la police de Timmins, le maire Steve Black appelait au calme.

« J’encouragerais notre communauté à s’abstenir de certains commentaires inappropriés et racistes à l’endroit de l’individu et sa famille dans les réseaux sociaux, commentaires qui ne sont certainement pas les bienvenus, surtout en ce moment », avait indiqué le maire.

Le maire de Timmins, Steve BlackLe maire de Timmins, Steve Black Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

La commissaire Mandhane dit avoir été surprise de constater qu’il n’y avait pas de canaux formels ou informels pour adresser les tensions raciales. Le programme de liaison avec les Autochtones de la police de Timmins ne semble pas être « significatif », selon elle.

« Il n’y a aucun forum où les chefs autochtones et les dirigeants municipaux se rencontrent régulièrement pour parler de ses problèmes et les résoudre, » dit-elle.

Elle déplore également le manque de services adaptés à la réalité culturelle des communautés autochtones.

La Commission compte mettre en place une structure de dialogue sur le racisme et la discrimination entre les communautés autochtones et la société civile de Timmins.

Le maire juge qu’un forum régulier serait utile.

Dès qu’on peut discuter face à face, pas seulement des problèmes, mais des solutions et des étapes à suivre pour le futur, c’est bénéfique.

Steve Black, maire de Timmins

La Commission sera de retour au cours de l’année pour offrir de la formation sur le code des droits de la personne et le savoir-faire culturel.

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