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La pilule abortive de plus en plus privilégiée par les patientes de T.-N.-L.

Gros plan de Rolanda Ryan, propriétaire de la clinique d'avortement Athena Health Centre, à Saint-Jean, Terre-Neuve.
Rolanda Ryan croit que l'utilisation de la pilule abortive, Mifegymiso, va augmenter dans la clinique d'avortement dont elle est propriétaire. Photo: CBC
CBC

La pilule abortive, qui interrompt une grossesse non désirée, pourrait devenir de plus en plus privilégiée par les patientes, selon la propriétaire d'une clinique d'avortement de Saint-Jean, Terre-Neuve. Elle dit que 35 personnes y ont eu recours depuis que cette option, qui n'est pas couverte par la province, est disponible à sa clinique, il y a un peu plus d'un an.

« Je crois que ça deviendra très utilisé », dit Rolanda Ryan, propriétaire de la clinique d'avortement Athena Health Centre.

Elle donne l'exemple de l'Alberta, où 40 % des femmes ont recours à la pilule abortive tandis 60 % d'entre elles choisissent encore la procédure chirurgicale.

Un processus plus privé, mais aussi plus long

La pilule abortive peut être prise jusqu'à la neuvième semaine de grossesse. Santé Canada autorise l'avortement chirurgical jusqu'à la 23e semaine, mais Terre-Neuve-et-Labrador exige que les avortements aient lieu avant la fin de la 15e semaine.

Le médicament peut être pris à la maison, précise Rolanda Ryan.

« La première pilule met fin à la grossesse, dit-elle, et la seconde provoque la contraction de l'utérus et l'expulsion. C'est plus privé. C'est plus naturel et ça s'apparente à une fausse couche. »

Elle explique que l'avortement chirurgical prend en tout près d'une demi-journée à la clinique, que la procédure elle-même ne dure que quatre à sept minutes. Les patientes ne sont plus enceintes et tout est terminé quand elles retournent chez elles.

Image des boîtes dans lesquelles sont vendues les pilules abortives.Terre-Neuve-et-Labrador est la seule province qui n'offre aucune couverture pour le Mifegymiso. Photo : Celopharma

Quant à la procédure orale, il y a plus de saignements et de crampes, précise Rolanda Ryan. Cela étant dit, la propriétaire de la clinique croit que l'accès aux deux formes d'avortement, par médicaments et par procédure chirurgicale, doit être offert.

Terre-Neuve-et-Labrador est en ce moment la seule province qui ne couvre pas le Mifegymiso, nom donné au médicament d'interruption de grossesse.

La couverture est à l'étude

Des étudiants de la Faculté de médecine de l'Université Memorial tentent en ce moment de convaincre la province de payer les quelque 300 dollars que coûte le médicament. À noter que chaque province, sauf Terre-Neuve-et-Labrador, offre une couverture complète ou sinon partielle du traitement.

Des responsables du ministère de la Santé ont rencontré des étudiants la semaine dernière. Le ministère a répondu par courriel que la rencontre s'était bien déroulée.

« Nous étudions la couverture possible du Mifegymiso et nous essayons de voir comment améliorer l'accès à cette drogue, lit-on. Nous observons ce qui se fait ailleurs au pays et nous tentons de déterminer quel serait le meilleur modèle de couverture. »

Terre-Neuve-et-Labrador

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