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Le GREMM déplore des lacunes dans le sauvetage des baleines empêtrées

Une baleine noire trouvée morte dans le golfe du Saint-Laurent.
Une baleine noire trouvée morte au mois d'août 2017 dans le golfe du Saint-Laurent Photo: Pêches et Océans Canada
Radio-Canada

Le Québec ne dispose pas d'équipe pour secourir les mammifères marins empêtrés dans des engins de pêche, déplore le président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud.

Des experts pour dépêtrer les baleines sont pourtant à l'œuvre dans d'autres provinces, entre autres à Terre-Neuve et au Nouveau-Brunswick.

Par le passé, des agents des pêches du Québec étaient formés pour réagir rapidement aux cas d'empêtrements moins graves et nécessitant une intervention rapide, a rappelé Robert Michaud en entrevue à Boréale 138.

Ceux-ci disposaient alors d’une formation sommaire et d’un équipement rudimentaire. Selon Robert Michaud, les pêcheurs parvenaient toutefois à réaliser des opérations de sauvetage simples et rapides.

Mais en 2015, Ottawa a interdit aux agents des pêches d'effectuer ce genre d'intervention. Depuis, les pêcheurs de la région doivent demander l’aide des experts des autres provinces pour venir en aide aux mammifères, ajoute Robert Michaud.

Si l'on nous appelle pour rapporter un empêtrement, on va immédiatement mettre en place une réponse avec des collègues de Terre-Neuve ou des Maritimes.

Robert Michaud, directeur du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins
Robert Michaud, directeur scientifique du GREMMRobert Michaud, directeur scientifique du GREMM Photo : Radio-Canada / Jean-François Bouthillette

Selon Robert Michaud, des discussions sont en cours pour former de nouveaux professionnels pour intervenir sur le terrain.

On espère, au cours des prochains mois, développer une autre équipe plus près de nous, peut-être au Nouveau-Brunswick ou en Gaspésie.

Robert Michaud, directeur du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins

Il croit que les pêcheurs pourraient être mis à contribution puisqu'ils sont géographiquement bien répartis dans les zones à risques et ils sont sensibles à ce type de situation. « Pour eux, c’est souvent un désastre une baleine qui est prise dans leur filet, dit-il. Ça va leur coûter du temps, diminuer leur capacité de pêche, du gréement qui est perdu. »

Pour des cas d’empêtrement plus complexes nécessitant des interventions spécialisées, les pêcheurs continueront de se référer aux experts des provinces de l'Atlantique. Selon Robert Michaud, le nombre d’incidents nécessitant ce type d’intervention est trop faible pour avoir besoin de former une équipe locale.

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