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Santé mentale : une première clinique sans rendez-vous à Moncton

Une adolescente assise sur un banc tient sa tête entre ses mains

La clinique offrira ses services à toute personnes âgée d'au moins 18 ans et qui ne souffre pas de problèmes chroniques.

Photo : Shutterstock / Shutterstock

CBC

La première clinique de santé mentale sans rendez-vous à Moncton, au Nouveau-Brunswick, fonctionnera à l'aide d'une conseillère, de bénévoles et d'étudiants diplômés.

La conseillère Kerri Gaskin et la section provinciale de l’Association canadienne pour la santé mentale se sont associées pour lancer la clinique qui commencera à offrir ses services le 21 mars.

La clinique fonctionnera selon le principe du premier arrivé premier servi, dans les bureaux de l’Association (rue Church). Elle sera ouverte pendant trois heures, le mercredi, chaque semaine.

Toute personne âgée d’au moins 18 ans peut s’y présenter, explique Kristen Barnes, directrice de l’Association. Les services sont destinés aux gens qui ne souffrent pas de problèmes chroniques, mais qui vivent des moments difficiles.

Il s’agit d’aider des gens qui ont besoin d’un petit appui en matière de santé mentale et qui ne savent peut-être pas à qui s’adresser ou qui n’ont pas besoin d’un suivi à long terme, précise Mme Barnes.

La clinique n’est pas un service d’urgence, ajoute-t-elle, et elle ne remplace pas d’autres services existants.

Donner à la communauté

Kerri Gaskin, conseillère en santé mentale, explique qu’elle a eu besoin d’aide dans le passé et qu’elle a eu la chance d’avoir l’appui de sa famille et d’amis.

Certaines personnes n’ont pas cette chance, dit-elle. C’est pourquoi elle veut rendre à la communauté l’aide qu’elle a reçue. Elle est la seule conseillère de la clinique, pour le moment.

Il est important pour elle de montrer à ses enfants un bon exemple d’entraide communautaire, ajoute Mme Gaskin. Elle veut que ses enfants comprennent que le partage peut être bénéfique pour la communauté.

Kerri Gaskin, qui a subi des dépressions post-partum sévères et de l’anxiété dans sa vie, espère que les clients de la clinique se sentiront écoutés. Si les clients sentent que quelqu’un qui se soucie d’eux les a écoutés avec compassion et respect, ce sera déjà un succès, dit-elle.

Plus de bénévoles?

Kristen Barnes espère que d’autres professionnels de la santé mentale offriront bénévolement leurs services à la clinique. Entre-temps, certains étudiants diplômés pourraient y faire un stage.

Une grande partie de la population n’a pas accès à des services de santé mentale, ajoute-t-elle. Les gens savent maintenant qu’ils pourront simplement entrer dans la clinique pour consulter une conseillère.

Erratum

Une version précédente de cet article indiquait que la nouvelle clinique de Moncton allait être la première au Nouveau-Brunswick. En fait, une autre clinique du même genre existe à Fredericton depuis une dizaine d'années.

D’après un reportage de Hadeel Ibrahim de CBC

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