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Les partenaires de l’éducation en français dressent un bilan

Six femmes sont assises autour d'une table dans un gymnase converti en salle de conférence.
Le public a été invité à faire part de ses préoccupations et de ses recommandations pour les partenaires de l’éducation en français lors de la seconde réunion sur l'avenir du Bureau de l'éducation française. Photo: Radio-Canada / Gavin Boutroy
Radio-Canada

La seconde réunion portant sur l'avenir du Bureau de l'éducation française (BEF) au Manitoba, organisée par les partenaires de l'éducation en français à l'École/Collège régional Gabrielle-Roy d'Île-des-Chênes a attiré une centaine de personnes lundi soir.

Un texte de Gavin Boutroy

« La première chose qui saute aux yeux, c’est qu’on a besoin de remettre le poste de sous-ministre adjoint du BEF tout de suite. Ça aurait dû être fait hier, c’est ce que j’entends des gens qui étaient là », a lancé le directeur général de la DSFM, Alain Laberge.

Il note que les partenaires de l’éducation en français doivent maintenant rédiger un rapport qui sera remis au gouvernement provincial à la fin avril.

Un gymnase où sont disposées des tables et des écrans. Nombre de personnes sont assises aux tables.La seconde réunion portant sur l'avenir du Bureau de l'éducation française (BEF) à l'École/Collège régional Gabrielle-Roy d'Île-des-Chênes. Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

« Il y a deux façons de voir les choses : rajouter la position de sous-ministre adjoint francophone [...] Mais nous savons que le gouvernement est en mode coupures, alors est-ce qu’on peut avoir la garantie du ministère de l’Éducation que le poste de sous ministre adjoint va devenir bilingue pour les années à venir? On pense que c’est quelque chose de plausible et de logique », ajoute M. Laberge.

Pourquoi parle-t-on du BEF?

En octobre dernier, le sous-ministre adjoint responsable du BEF au ministère de l'Éducation, Jean-Vianney Auclair, a été muté à un autre poste. Les employés du BEF relèvent maintenant d’un sous-ministre adjoint anglophone, Rob Santos. Un poste de sous-ministre adjoint francophone a donc été éliminé.

La province a aussi éliminé le poste de directeur du développement et de l’implantation des programmes d’études. Sa division a été fusionnée avec celle de la direction des services de soutien en éducation.

Durant cette soirée, il y a eu des présentations au sujet de l’histoire du BEF et de l’éducation française au Manitoba, ainsi qu’une mise à jour à propos de ce qui s’est déroulé depuis l’élimination du poste de sous-ministre adjoint au BEF. Le public a été invité à parler de ses préoccupations et à faire ses recommandations pour les partenaires de l’éducation en français.

« Un plus grand nombre de professeurs à l'immersion proviennent de l'immersion. Alors, ils n’ont pas toujours les références socioculturelles, la musique, les artistes, ils n’ont pas toujours ça dans leur poche pour enseigner aux jeunes. Alors ils ont vraiment besoin de la DREF (Direction des ressources éducatives françaises, département du BEF) et des personnes-ressources au BEF pour venir nous appuyer dans notre cheminement dans l’immersion », a dit la coordinatrice des programmes de langue française pour la division scolaire Seine, Francine Lepage-Lemoine.

Certains ont voulu s’assurer que les partenaires de l’éducation en français prenaient la bonne direction pour l’avenir. Denise Lécuyer a demandé s'il n'était pas un peu trop tôt, le 21 avril, pour tenir un sommet sur l’éducation française.

« Le sommet porte sur une nouvelle orientation pour le BEF; on parle de la petite enfance, du berceau à une carrière, et on comprend mal le nouveau rôle du Bureau de l’éducation française à l’intérieur de cette nouvelle stratégie. On a l'impression qu'on passe à autre chose alors qu’on est encore concernés par l’abolition du poste de sous-ministre adjoint et la perte de leadership possible qui existe au ministère [de l’Éducation et de la Formation] », a-t-elle dit.

En réponse à ces propos, Alain Laberge a déclaré : « Pour moi, aller dire à la province : "Ce que vous faites, c’est un écran de fumée.", c'est un peu leur dire : "Je ne crois pas au processus de travailler avec vous." Je leur donne la chance de dire : "Oui, ça va fonctionner." je leur donne la chance de dire : "Non, ça ne fonctionnera pas." »

Il ajoute qu’il pense arriver au « dernier chapitre » de l’incertitude qui règne autour du Bureau de l’éducation française.

Qu'est-ce que le BEF?

Depuis 1974, le BEF est responsable des programmes de langue française des écoles françaises, des écoles d’immersion et des programmes de français de base. Sa mission comprend notamment la conception de matériel pédagogique.

Que fait-il?

Le BEF détermine les besoins des collectivités francophones et anglophones en matière d’éducation en français, et fournit des services à cette fin à l’ensemble du milieu éducatif.

Manitoba

Éducation